Le Troisième Wagon

le quotidien d'une journaliste-pigiste; car un blog futile, c'est un blog utile. Parfois, ce blog parle également des santons de provence et de Cosmos 1999. Mais c'est plus rare.

jeudi 31 août

when I was seventeen...

exercice                 Cette vieille chanson de Sinatra revient en boucle;  je connais des gens qui n'ont aucun souvenir, ou presque, de leur adolescence, des années passées, du chemin parcouru. Enfin si, ils ont quelques souvenirs un peu nostalgiques qui reviennent les hanter de temps à autres, sur lesquels ils secouent la tête avec un petit sourire un peu niais, le regard perdu quelque part. En fait, c'est une question de linéarité, on ne change pas vraiment, on est le même à 20 ans, 40, 60; après, c'est une question d'ajustement, d'expérience; mais la nature profonde mûrit sans vraiment changer de bord  (sauf  pour des gens comme Siddharta qui deviennent Buddha mais bon, c'est quand même pas tous les jours).

Pourquoi je raconte ça? Parce que je retourne à l'école. Et c'est assez rigolo de se rendre compte qu'on fait presque tout pareil qu'il y a ....(ceci est un voile pudique et nébuleux sur le temps qui passe). En 1712, lorsque je suis entrée à la Fac, j'avais un sac tout neuf  vaguement Bénarès pour le côté babouze voûtée, un solex pour me déplacer élégamment sur le campus (ce qui est un leurre. On ne se déplace jamais élégamment en solex, le moteur situé à l'avant provoque un important déséquilibre, d'autant qu'on fait du 5 à l'heure en descente sur une pente à 70°. Monsieur solex a abusé toute une génération d'étudiants.), et des tonnes de livres qui ne servaient à rien sinon à se la péter au restaurant universitaire avec Heidegger (auquel on ne comprend rien, mais le nom a quelque chose d'hermétique et de vaguement magique qui, croyez-vous, vous fera passer pour la reine du gros cerveau) ou "l'art de la rhétorique sous Platon" (ce qui est également un leurre. Personne ne remarque un grand échalas voûté qui lit Heidegger et Platon, sauf le voisin de table qui met de la sauce dessus et le 3eme année boutonneux qui n'a trouvé que ça comme ouverture pour vous emmener à la fraiche faire des travaux pratiques. Monsieur Heidegger a abusé toute une génération d'étudiants). Par contre, c'était délicieux, cette notion de nouveauté, ce savoir tout neuf qu'on allait s'approprier (notemment l'art de décapsuler les bières sur le coin de la table et de dormir toute habillée dans une baignoire, de rater une U.V. à cause d'un concert des Rolling Stones, de rouler ses cigarettes dans du papier toilette et de passer des heures entières à tenter de déformer les nuages par la force de la pensée, couchée à plat dos au pied du CROUS; maintenant, j'essaie de déformer des fourchettes et de soulever des voitures par télékinésie, ça marche beaucoup moins bien).

Bref, pour retourner à l'école, j'ai acheté un sac tout neuf , j'aurai une jolie voiture (enfin bon, pas très jolie en fait, le genre Russe construite période pré-Poutine qui fonctionne à la Vodka) le mois prochain et j'ai des tonnes de livres ( Ah, aussi, j'apprends l'Espagnol, et je sais déjà commander une pizza au chiorizo, c'est un triomphe); mais ce qui compte, c'est cette sensation, une sensation étonnante que le monde vous ouvre ses secrets, après que vous ayez baigné pendant un laps de temps indéterminé dans une espèce de gaz de l'espace. C'était exactement comme ça en 1712, cette impression de commencer toute une vie, de possibilités, de largeur (ce n'était bien sûr qu'une impression, avec tout un tas de petits motifs fleuris dans la tête; j'étais très impressionnable, comme le tissu de mes robes en coton). Etonnament, rien n'a changé.

Ergo, rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme avec la même matière!

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mardi 29 août

AventureS

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HELLO TOUTEZETOUS!

JE SERAI ABSENTE POUR 3 OU 4 JOURS (non, je ne vais pas suivre un stage de Romanche, je ne pars pas à la recherche de mon honneur perdu avec Alan Quatermann et George Clooney n'a TOUJOURS pas répondu à mon invitation. (Quel butor, soit dit en passant-je me sens condamnée au célibat, saperlipotte)).

D'ICI LA, PORTEZ VOUS BIEN, NE FAITES PAS LES ZAZOUS (hein, Président), ET N'OUBLIEZ PAS QUE JE VOUS ZAIME!

PS: ci-joint une musique pour le petit déjeuner; car voilà dans quel(le) étagère (c'est vraiment de pire en pire...Présidio, je vous serais reconnaissante de ne pas faire un jeu de mot à 3 écrous de style "de pire empire", je commence à vous connaitre)

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lundi 28 août

EncOrE

           Voilà qu'il pleut, que les nuages mouillés au bord du ciel font des rigoles; je vais me faire plus discrète ces jours qui viennent, plus tranquille, le calme revient. Je suis dans un moment FadO, encore. Un moment FadO, c'est comme être au chaud au fond de soi, laisser fermées les portes qui grincent, et faire la planche. Si vous cliquez sur le petit bouton là-haut, vous entrerez dans mon moment FadO.

La vache comme c'est beau, cette apesanteur si douce, ces vrilles d'accordéon accordées sur le calme; c'est comme se promener sur un chemin de sable et finir sur la plage, embarquée près des coquillages, enlunée au bout d'un doigt nocturne ou sous un réverbère, près d'un instant tout simple.

La vache comme c'est bon d'être à ce point vivante. Absolument dense, ancrée et suspendue à deux cheveux du jour. Se lever sans peiner, presque sans y penser, et sentir sous ses pieds comme une herbe qui chante; un peu de nostalgie bien sûr, c'est le Fado qui tangue. Mais une certitude, serrée contre les yeux, qu'on n'est pas là pour rien, et surtout pas pour vivre juste un instant de plus. Qu'on est là,  déployé,  pour épouser les dunes, et le soleil, les champs de blés, et la nuit citadine, et les soirées de fièvre,  la musique, l'eau qui coule, les rencontres, le café du matin et le chat qui ronronne, les enfants qui rigolent, l'Autre qu'on aime tant, auquel la vie se colle, l'océan qui respire, et tout le temps qui passe.

Absolument Danse.

Posté par Melle BillE à 21:45 - VieQuotidiennE - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 27 août

VaQuanCe...et FadO

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Parce que, tout simplement, on n'est jamais certain de rien; sinon de cette chose, là, qui gonfle ses voiles, cette chose qui respire et qui bat, cette chose indispensable et tendre. Si fine, si précise, et si délicate au fond du paysage.

Posté par Melle BillE à 23:00 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

BonJouR CheZ VouS

titleRevu hier un épisode du "prisonnier". Je ne me souvenais pas à quel point cette série pouvait être déjantée, spécialement les épisodes écrits et réalisés par l'interprète, Patrick Mac Goohan. Donc, dans l'épisode d'hier, le N°2, qui a la même tête qu'Alain Bombard, décide de faire régresser le N°6 dans sa petite enfance pour comprendre quelles sont les raisons qui l'on poussé à démissionner. Pour ce faire, il lui colle sur la tête, pendant son sommeil, une espèce de soucoupe en inox qui lui balance en pleine face 3 séries de rayons 6 fois 20 (c'est le nom de la fréquence utilisée...). Moi, si on me balance dans le groin l'équivalent de 1000 lampes tempêtes pendant que je dors, je me transforme en grosse femme verte qui grogne et qui bave et j'atomise tout ce qui me tombe sous les griffes. Le prisonnier, lui, continue sa sieste avec un sourire séraphique sur les lèvres. Quand il se réveille, il a donc régressé (grâce aux rayons 6 fois 20), et appelle le N°2 "papa", puis "professeur", puis "monsieur", puis "capitaine". A partir de là, l'histoire part en vrille, et on voit un majordome se promener dans tous les coins avec des objets sur les bras ou sur la tête (je crois même qu'à un moment, on le voit traverser la pièce avec un trombone à coulisses) et chevaucher un cheval de bois en chantant une chanson. Pour finir, c'est bien sur N°6 qui gagne, et le N°2 s'écroule dans d'atroces convulsions après s'être enfermé dans une cuisine équipée protégée par une grille en fer forgé, et on entend le rire sardonique du prisonnier en écho jusqu'au générique de fin. Je ne sais pas ce que prenait Patrick Mac Goohan au petit déjeuner, mais ça devait vriller gras les neurones.

PS: le premier qui me raye la peinture aujourd'hui, je lui balance un 6X20 dans les genoux.

Bonjour chez vous.

Féérie HelvetE

PinderBillELorsqu'un de mes amis a l'immense bonté de me prêter sa voiture, je lui fais un chèque, je l'embrasse sur la bouche, je lui chante une chanson et, accessoirement, je lui danse une bourrée Auvergnate si j'ai les chaussures appropriées. J'adore conduire; si j'avais eu le choix, j'aurais exercé la profession de glandouilleuse-au-volant, mais mon cursus a légèrement dévié en route (que personne ne me demande pourquoi je n'ai pas de voiture en ce moment, je le réduirais instantanément en petits copeaux épars). Mettez moi un volant entre les mains et ce soir, je mange des moules à Saint-Pol-De-Léon (ou une soupe de poissons à Cassis, c'est selon). Enfin bon, hier, j'avais sous la fesse le doux contact d'un siège en simili machin (du diable si je connaitrai jamais la nature EXACTE de cet improbable tissu marronasse) et j'ai filé youkaïdiyoukaïda vers les terres Helvètes, en chantant à tue-tête une vieille chanson de corps-de-garde. Ca tombait drôlement pic, c'était la grande brocante de Genève (qui  s'appelle là-bas "la grande renfile", c'est très Suisse, j'adore), où on trouve des choses dont personne n'oserait rêver (c'est d'ailleurs sur cette brocante que j'ai trouvé mon célébrissime Ginette Mathiot édition 1962 que tout le monde essaye de me dérober à la faveur d'un soir sans lune). Bref et pépin, je fais mes petites emplettes, un petit tour chez Globus pour "la grande baisse", je bois un petit café aux bains des Pâquis (beaucoup de "petits" bonheurs finissent par en faire un très GRAND, c'est une loi de l'univers), je regarde le soleil se coucher derrière le Jura, et roulebaque direction la frontière (attention, "roulbaquer" est un néologisme Franglais, ne tentez pas de l'utiliser pour impressionner qui que ce soit, ça ne marchera pas) . Je ne sais pas vous, mais lorsque je passe une frontière, je me sens toujours prise en faute. Je vérifie 12 fois ma carte d'identité (oui, c'est bien la mienne, ce n'est pas celle de cousin machin), ma ceinture de sécurité, mon allume-cigarette, mon sourire (qui parait systématiquement un rien gland et suspect dans de telles circonstances), mon siège éjectable et mon carnet de vaccination à spirales. En plus, je me mets au point mort 100 mètres avant le cabanon des douaniers pour arriver comme un soupir mourant et ne pas attirer l'attention. C'est débile non? Je veux dire, si je me livrais à un traffic de samovars, j'aurais toutes les raisons de suer; mais je doute que le Ginette Mathiot soit considéré comme un objet contendant (tout dépend de qui l'utilise, me direz-vous). J'ai donc fait tout comme ça et, au moment où j'échouais devant les douaniers avec mon sourire de pacman, un "trouïnnnnnnnng" tonitruant a fracassé ce moment Suisse, suivi d'un "kkkrrrrriiiiiiiiiiiii" qui m'a accompagnée sur toute ma trajectoire. Je venais de perdre le pare-choc arrière.

Corneboulette, l'étrange situation que voilà. Le douanier s'avance lentement (c'est un Suisse), me demande poliment si je n'ai rien à déclarer (si; je déclare que je viens de perdre mon sourire en vrille, mon flegme légendaire et mon pare-choc arrière), se penche et me dit: "ouhlalaaaaaaaaaaa vous v'nez de peeeerdreu vot' païr-choc, madame, ou bien? (je ne suis pas certaine de très bien retranscrire l'innénarable accent Vaudois de mon interlocuteur; il faut vous imaginer une personne en train de parler comme si elle faisait du saut à l'élastique en même temps, mais de façon très souple, chantante et lymphatique. Je ne me moque pas car, à peu de choses près, nous autres frontaliers avons le même, c'est la raison pour laquelle nous gagnons rarement l'Eurovision), ben on va en profiteï pour vérifieï vot' coffreuuuu; on appelle un garaïgiste ou bien? De bleu de bleu c'est tout d'bon!". Vous le croyez ça? Je viens de perdre un accessoire déterminant de mon carosse, et on me demande d'ouvrir mon coffre (ce qui, en Suisse, est une hérésie; je signale par contre que les contrebandiers passent leurs denrées suspectes au volant de voitures de ministres, pas avec celle de Satanas et Diabolo)???

Le temps qu'un garagiste arrive, ça a duré 2.00h. Bilan de l'opération: Le spectre du serpent monétaire et une soirée foutue; ça fait cher le Ginette Mathiot. De bleu de bleu, c'est tout d'bon ou bien?

Posté par Melle BillE à 07:10 - VieQuotidiennE - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 26 août

MythiQuE, le PAS RetouR

etes_ligne          L'année passée, je me suis inscrite sur un célèbre site de rencontres; et puis, à l'issue de rendez-vous tous plus palpitants les uns que les autres (au cours desquels j'ai appris entre autre l'existence du Portugnol, comment feindre l'intérêt tout en faisant mentalement ma liste de courses(ce dont je me croyais incapable) et pourquoi Maradona est devenu un gros tas graisseux, ça ratisse très large), j'ai fini par me dire que finalement, la vie nous offrait suffisement d'occasions de rencontrer des branquignolos, il n'était donc pas absolument nécessaire d'en remettre une couche via le virtuel.  Par contre, dans le même temps, j'avais posé un CV sur un site de rencontres qui met en contact les gens par affinités intellectuelles (ça fait peur, oui.). Vous remplissez tout un tas de petites cases qui concernent vos bouquins, vos musiques, vos films, vos passions, vous précisez éventuellement qui vous ne mesurez pas 1,10m pour 112 kg et que vous n'avez pas un crochet à la place de la main droite(ce qui peut aussi faire peur), et vous laissez aller, c'est une valse. Or, lorsque j'ai changé d'ordinateur, j'ai récupéré les adresses dans mes favoris et zou, transfere que je te transfere tout ça sur mininew (je donne de petits noms à mes appareils électriques, ça humanise le processus). Du coup, ça a réactivé mon profil sur ce truc et depuis 2 jours, ma boite à lettres croule sous les potentiels (ça me fait d'ailleurs tout drôle, ça me change d'Isabella qui me prédit quotidiennement une merveilleuse surprise des astres, de DrWantriX qui veut me refourguer du viagra à bas prix ou de SwissCasino qui veut me faire les poches en titillant ma fibre du jeu;  ciblez mieux vos destinataires, nom d'un vishnou).

LE PLUS JEUNE DE TOUS A 59 ANS (et ça, ça fait pas peur peut-être?)

CONCLUSION:

1) je suis assez inquiète en ce qui concerne mes goûts.

2) Si c'est pour finir ma vie à SunCity et passer le reste de mes jours à cocher des grilles de Sudoku à l'issue d'un voyage d'agrément au puy du fou, j'aime autant me faire péter le bonnet tout de suite, ça évitera les déconvenues et les erreurs d'aiguillage.

Posté par Melle BillE à 07:29 - VieQuotidiennE - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 24 août

Un peu d'astrologie

toropicasso_06Vie Quotidienne: Rassurez vous, vous n'avez pas croisé Madame Mîm ni  Louis le Hutin dans la salle-de-bain ce matin; il s'agit simplement de votre coupe de cheveux.  Ce n'est pas franchement malin de vous déguiser en paillotte, mais vos choix quels qu'ils soient ne sont plus une surprise. Vous assumez de mieux en mieux, c'est bien.

Mauvaise nouvelle, il va pleuvoir et vous serez en tongs. Vous allez marcher accompagnée de plein de petits bruits spongieux et la semelle va se décoller juste au moment où vous vouliez impressionner votre nouveau voisin. C'est d'ailleurs réussi, il ne vous serre plus la main.

Ne tentez pas de configurer GMail! vous allez faire n'importe quoi et après, vous viendrez encore vous plaindre de ne plus recevoir vos e-mails. Vous êtes d'une nullité crasse pour tout ce qui touche à la technique, limitez vous au jardinage et à la taxidermie.

Vie Sociale: Vous venez d'entamer un bilan professionnel; vous allez vous rendre compte que vous n'avez aucune aptitude pour les métiers suivant: Scaphandrier, Trapéziste, Prestidigitateur, Clef de 12. L'étau se resserre, soyez patiente.

De jeunes zazous ont défoncé toutes les boites à lettres de la montée; c'est ennuyeux, vous attendiez le chèque de 772000 euros qui devait vous permettre de recommencer votre vie dans une république bananière. Un petit plus cependant: vous continuerez de recevoir les lettres recommandées avec AR que vous adressent votre ancien patron et le trésor public. 

Coeur: Pique, Carreau et Trèfle. ça s'appelle la belotte ou la couinche.

BONUS DES ASTRES: précisemment.

mercredi 23 août

BluE mOOd

pigeon1blog

                 je suis dans une période faste et rigolotte; bientôt, l'été Indien viendra lécher nos orteils et nous entrerons dans une somnolence couleur d'épices, nous glisserons mollement nos envies sous les pommiers, nous fouillerons l'herbe de nos doigts patients en laissant le vent doux butiner nos épaules; ici, c'est comme ça,  l'été blanc s'apaise et devient doré, nous prenons la mesure de l'ocre.

C'est alors que tout se remplit de petits miracles, pris pour tels, pas plus qu'ils ne sont; mais pas moins. Un petit miracle, c'est un visiteur curieux, observant d'un oeil rond la vie de l'autre, même pas caché. Juste curieux.

Un petit miracle, c'est cet inattendu de plumes; bienvenu comme faisant partie d'un seul monde.

Rester attentif  aux mouvements perpétuels, à la course du soleil, à la réalité.

Parce que la réalité, c'est un rêve que nous faisons tous ensemble.

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StA MaTTinA

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Posté par Melle BillE à 10:38 - FouRReTouT - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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