samedi 16 juin
Petite Annonce
En attendant, je suis là
mais c'est juste une redite. On se retrouvera dès que le temps et la vie feront que.
Je vous embrasse tendrement.
Tous.
jeudi 07 juin
FILAKIA POLI (oui, c'est du Grec, et ma nature facétieuse me conduit à ne pas te fournir la traduction. Suis je coquine)
Quatre années de blog, mine de rien, ça n'est pas rien. On aurait tort de croire que les blogueurs s'enferment les yeux dans la pâleur de leur écran.
En 4 ans, j'ai fait de belles rencontres. On tisse des liens (normal, c'est une toile). Zelda est devenue une de mes meilleures amies dans la vraie vie; dans cette vraie vie, celle qu'on touche et qu'on pèse, j'ai déjeuné pêle-mêle avec un prof de techno pas comme les autres ( je garde de messieurs Rolachon et Cartera, mes profs de techno de quand j'étais jeune et belle, un souvenir assez obscur et mitigé), un Président de la république (une république bananière), une chope de bière très cultivée (la suite normale du Président; merci Angela); j'ai bu une bière, justement, en terrasse avec des Tidoigts musiciens avant de me faire copieusement saucer par un orage de fin du monde, je vais bientôt rendre visite à une boîte à lettres bicéphale (ce qui, quand on y réfléchit bien, est une situation assez surréaliste) et je ne manquerai pas d'aller voir un ludion lorsque je descendrai me balader dans les calanques.
Je me suis fait des amis Belges, des amis Italiens, j'ai même eu la joie d'y découvrir un lecteur Monégasque et néanmoins assidû (non, il n'y a aucun jeu de mot), c'est un phénomène rare. J'y ai retrouvé JiPiBi, un vieil ami de oooooooooohhhhhhhh ça fait longtemps, et c'était une surprise épatante. J'y ai mis un coeur plein d'azur, non mais vraiment, et mon ego s'est trouvé bien souvent trop flatté de tous vos commentaires délicieux. J'y ai découvert des plumes étonnantes, des talents que non mais c'est pas possible d'écrire aussi bien, et que je vais continuer de visiter.
Mais la Bille, elle tire sa révérence. Je roulerai ailleurs, peut-être, un jour. Je suis épuisée, et j'ai la bougeotte. Et puis, pour être honnête, je n'ai plus très envie, je me sens à l'étroit dans ces murs. Mais je dois vous dire que vraiment, je vous aime pour de vrai. Et que ce que vous m'avez apporté par votre chaleur, votre présence, votre gentillesse et, que diable n'ayons pas peur des mots crotouille!, et, disais-je donc, votre amour, je ne suis pas prête de l'oublier. Je reviendrai vous voir, souvent, c'est promis. Mais chez vous.
In fine, voilà voilà voilà. Bon ben...
MERCI, non mais vraiment MERCI
Je vous laisse un petit jeu pour vous dire au revoir
mercredi 06 juin
fatiguée, au gué au gué
Vous savez quoi? je vais vous confier un secret.
Au fil des jours, plein de gens vont vous dire plein de choses; ils vont vous raconter ce qu'ils ont vécu, ce qu'ils vivent, ils vont vous dire que le monde ressemble au leur.
Ils vont vous faire exploser leur bonheur au visage, et c'est tant mieux.
Vous pouvez leur répondre que vous tentez de vous accommoder du votre, vous pouvez leur dire tout ce qu'il vous plaira, ils n'écoutent pas, ils entendent la musique de leur bonheur. Ils vous aiment, vous les faites tant rire.
Et c'est tant mieux.
Mais ne croyez jamais que les clowns ont toujours des bulles de confettis prêtes à saupoudrer le ciel, il y a toujours un store qui se décroche au moment où le ciel s'ouvre.
Les clowns n'ont juste pas trouvé d'autre moyen d'appartenir au monde, ils sont fait pour ça.
et c'est tant mieux.
Un exemple? c'est ici (oui, je suis aussi réalisatrice de films, mon talent ne connait aucune limite)
Les gens se trompent sur les clowns.
je suis fatiguée, je vais me reposer un peu.
mardi 05 juin

lundi 04 juin
"the raven", une nouvelle d'Edgar Allan Pas d'Poe (j'admets qu'on puisse être indifférent à ce titre)
Je suis amoureuse. Parfaitement; je ne vois pas pourquoi ça n'arriverait qu'aux autres ( mais attention, Cupidon peut être un usurier de génie, et quand il vous a dans le vortex, vous avez intérêt à vous mettre au coeur l'armure en Téflons parce que bonjour les caillots dans le ventricule. L'homme est un loup pour l'homme , je ne sais pas si ça ne va pas devenir un geemick, ça). Si vous êtes très sympa mais juste un peu poisseux, comme moi par exemple, quand ça vous arrive pour de bon, ça vous pousse les fesses jusque dans les nuages et vous vous mettez à parler en alexandrins au petit-déjeuner, c'est drôlement chouette, d'autant que c'est inattendu. En plus vous chantez l'air de la purée mousseline en faisant de petits volcans, vous êtes sûre que tout le monde en reprend, c'est très séduisant. Mais là n'est pas mon propos, je voulais juste vous parler de ma ville.
C'est d'elle dont je suis amoureuse ( haaan comme je vous ai eu de la tête de la mort sur ce coup là! vous ne vous imaginiez tout de même pas que j'allais vous raconter mes péripéties gourgandines non mais?).
On peut y faire tout un tas de trucs très ludiques, on peut s'y baigner, y faire du vélo, y manger des fondues et boire du rosé frais en terrasse, il y a même de jolis canaux qui la traversent et qui lui ont valu le titre un peu ronflant de "Venise des Alpes". Quand il pleut, vous pouvez tricoter, allez visiter le musée des Allobroges, cuisiner un flan aux brocolis ou faire autre chose, c'est bien comme vous voulez.
Qui suis-je pour vous imposer un loisir particulier?
En été, tous les habitants bombent le torse devant les touristes, ceux qui arrivent d'endroits mal famés et tristes comme un fond de
poêle, et qui nous envient de vivre dans une ville de Schtroumpfs où rien d'inquiétant n'arrive jamais, sauf lorsqu'un troupeau de vaches sauvages s'échappe lors de la descente des Alpages en laissant du crottin partout sur les pavés. Nous sommes si fiers de vivre là que pour un peu, on s'accrocherait des pancartes dans le dos pour proclamer notre allégeance à ce prodigieux petit coin de paradis. Nous regardons avec une certaine condescendance les plaques d'immatriculation des voitures en affichant un mince sourire de contentement.
Nous sommes des élus.
Hé ben vous auriez vu la tête de l'élue à midi, lorsqu'une horde de corbeaux redoutables lui a fauché son pique-nique, vous vous
demanderiez si ça ne serait pas là, par hasard, qu'on aurait tourné "the crow", et si le maire ne s'appellerait pas Alice Cooper, des fois. Franchement, c'est fou ça. Vous vous posez tranquillement les fesses au frais avec un taboulé et 3 cookies, et vous voilà cernée dans les 10 secondes par de vilains volatiles qui font "crôa crôa" en lorgnant votre manger. C'est à moi, touche pas où je te plume le croupion, suppôt de la Bête cornue. J'ai tout de suite pensé au film d'Hitchcock. Vous saviez, vous, que les corbeaux étaient intelligents et capables d'élaborer des plans? Vous avez bien de la chance, et soit-dit en passant vous auriez pu me tenir au courant. J'attends de vous un minimum mais manifestement, vous n'êtes pas encore prêts. Il faut bien reconnaître qu'à la base, le corbeau n'est pas l'animal le plus sympathique au monde. C'est pratique d'en apprivoiser un pour qu'il aille dévorer les yeux de vos ennemis, mais son rôle s'arrête là, sauf si vous vous appelez Odin ou Merlin l'enchanteur. Ce qui n'arrive pas tous les jours.
Oui, en effet, les corbeaux savent élaborer des plans. Ils se réunissent en grand comité sur l'arbre à jugement (parfaitement, ça s'appelle comme ça, et je vous serais reconnaissante de bien vouloir éviter ce haussement de sourcil dubitatif assez vexant), et scrutent les pontons afin de déterminer laquelle de ces personnes, là, en train de déballer son panier-repas, serait la plus à même de nourrir la colonie. Le chef corbeau fait "crôa crâ" en pointant son bec sur la victime, et c'est alors que le génie corbesque entre en action.
Dix d'entre eux sont envoyés pour vous pourrir le midi, ils s'approchent à ailes feutrées pratiquement jusqu'à vous picorer l'orteil. De temps en temps, ils ouvrent un large bec et laissent tomber une espèce de "crrrrrrrrrrrrrr hhhrrrrhhh" destiné à vous effrayer. Avec moi, ça marche très bien, j'ai même peur des chenilles alors c'est dire (surtout celles qui sont pleines de poils, qui sont jaunes et vertes et qui ont des dents comme des sabres. Si, je les ai vues, les dents). Et puis, au bout d'un moment, vous vous dîtes "non mais oh c'est qui le chef", vous vous levez gauchement et vous agitez les bras dans tous les sens en poussant de grands cris de lanceur de marteau; et pendant que vous avez le dos tourné, dix autres corbeaux se ruent sur votre taboulé et vos cookies, et les entraînent dans les airs à une vitesse vertigineuse. Un dernier vient se planter dans votre colonne vertébrale afin de vous sucer la moelle et vous paralyser, pendant que vous essuyez une pluie de fiente.
C'est un spectacle extraordinaire, à tel point que les gens, sur les pontons voisins, applaudissent à tout rompre, et vous jettent des miettes de leurs sandwichs au poulet.
Au bout d'un moment, vous entendez un petit "ploc" pas loin de vous, c'est l'emballage plastique vide de votre taboulé qui vient de chuter directement dans l'eau. Tombé du ciel, comme un miracle.Vous venez de souiller le lac le plus pur d'Europe (si, bien sûr que c'est vous. Allez donc raconter à l'agent municipal qui va venir vous verbaliser que c'est une horde de corbeaux sanguinaires qui a fait une taboulé party au sommet du platane, vous allez voir comme vous êtes crédible).
Remarquez, je me considère comme vernie. Dans certaines villes plus exotiques, ce sont des condors qui vous piquent vos fémurs.
Bon. Tu as encore droit à une vidéo. Sais-tu pourquoi? Non, ça n'est pas la bonne raison. C'est parce que j'ai comme l'impression que ce blog ne va plus durer très longtemps. Je sais pas pourquoi, c'est comme une...comment dire...une espèce de...enfin tu comprends, comme s'il y avait...c'est très étrange comme impression...ça fait comme si...non, je ne saurais dire, vraiment...
oh et puis non, tiens.
dimanche 03 juin
Une journée de jeune (attention, ce titre dissimule une blague linguistique)
Pardon, de jeûne. Oui, tout de suite, c'est moins drôle, mais je vous ferais remarquer que j'apprécie votre compagnie. Vous allez donc rester, ne serait-ce que parce que vous serez tenus pour responsables si je m'atomise en cas de défection immédiate vous trouvez l'endroit plutôt cosy, voire carrément chaleureux, et que vous n'avez rien de spécial à faire là tout de suite. Enfin si, cet instant est spécial, puisque je vous aime, et que vive l'effet boomerang par conséquent.
Bon, c'est pas tout ça, mais nous ne sommes pas là pour nous entre-congratuler, il y a des choses plus importantes. Comme par exemple : le jeûne de la pleine lune. (je sais, moi aussi ça me fait cet effet là). L'été arrive, vous avez quelques petites rondeurs à perdre? Vous voulez séduire George Clooney (n'y songez même pas, il est à moi)? Vous n'avez guère de volonté? il existe un moyen efficace. Il suffit de partir à Jakarta et de boire l'eau du robinet
Les lendemains de pleine lune, il suffit de ne pas manger. Juste boire. Vous pouvez éventuellement croquer une pomme ou vous jeter la bave aux lèvres sur un yoghourt maigre, mais rien d'autre.
J'ai essayé, ça ne marche pas. Enfin, peut-être que ça marche, mais je n'ai pas tenu. Il faut dire que, dans ce monde cruel, cette indicible vallée de larmes que nous arpentons tous et qui nous rapproche un peu plus de la mort à chaque pas, la nourriture reste mon seul plaisir. Je n'ai plus goût à rien. J'ai la malaria pesteuse. Adieu.
Sans rigoler, je me demande comment font les ascètes, prostrés en contemplation sur le sol en terre battue de leurs cellules. Mais il faut dire qu'ils ne sont pas soumis aux nombreuses tentations de ce monde (va
demander à un anachorète des Météores quel est le taux de matière grasse d'un cervelas, tu vas voir comme il va te regarder avec de grands yeux vides d'expression et gémir pitié Seigneur délivre moi de cette femme maligne. Voilà que je digresse, ce qui est un jeu de mots fascinant).
Et ça, c'est un plus.
Le mieux, c'est d'essayer de ne pas y penser, d'ignorer votre estomac qui fait le même bruit que le pot d'échappement de votre voiture, en plus inquiétant, de boire 25 litres d'infusion à la prêle tout en vous concentrant très fort sur un travail rébarbatif ( une traduction d'une vieille contine des Pouilles en ce qui me concerne, qui démarre sur ces mots énigmatiques: "non si poteva far' la pipi, perchè non c'era vasino li"). Si ça ne marche pas, vous pouvez vous attacher les mains et les pieds, mais ça ne vous empêchera pas de ramper jusqu'au réfrigérateur, de l'ouvrir avec la force de votre pensée, et de déchiqueter l'emballage de votre miko avec les dents. Effort bien inutile, donc, si votre volonté vacille. Croyez moi, c'est comme ça que ça se passe.
Au début, vous n'y pensez pas vraiment, vous vous dîtes que finalement, c'est assez facile ( c'est en tout cas ce que vous vous dîtes à 7.30, devant votre café sans sucre, encore plongée dans un état d'hébétude proche du coma dépassé. L'absence de sucre vous évite de touiller votre tasse avec votre cigarette, ce qui est déjà une victoire en soi). Et puis, au fil des heures, la faim vous griffe le ventre et vous en viendriez presque à faire la peau à votre voisin, s'il n'était pas lanceur de menhirs professionnel. A 14.00, je me suis jetée sur ma pomme avec la voracité d'une tondeuse, j'ai même sucé les pépins. Et puis j'en ai dévoré une seconde, à la même allure, en faisant le même bruit. En plus des grognements, je veux dire.
Dès lors, tout s'accélère. Vous vous dîtes que de toute manière, c'est râpé, puisque vous avez doublé votre ration de Golden du Canada. Vous vous ruez sur un paquet de chips, une tablette de chocolat, un oignon et 2 tranches de rosbeef-mayonnaise, pas forcément dans cet ordre (si vous avez autre chose dans votre réfrigérateur, n'hésitez pas. Un bon gros pot de graisse d'oie à tartiner fera l'affaire). Vous vous dîtes que vous allez attendre encore un peu avant de dévorer votre tome de Savoie avec la croûte, mais le remord vous fait manger deux fois plus: c'est une loi de l'univers. Et puis, inconsciemment,
vous croyez dur comme fer aux pouvoirs magiques conjugués de la prêle et de la pleine lune. C'est ça les bonnes femmes; un peu gourdasses même lorsqu'elles se font passer pour des reines du cervelet.
Enfin moi, je suis comme ça.
A 19.00, vous aviez prévu de conclure cette journée de diète par un feu d'artifice gustatif: une décoction d'écorces de lentille (pour drainer) au jus de nouilles (pour le goût). Pas de chance, c'est pile poil l'heure à laquelle un de vos bons amis a prévu un apéritif à tout casser sur sa terrasse, avec des petits diots roulés farcis aux pruneaux (pour drainer) et des cubes de gruyère avec de petits grains de raisin (pour le goût). Ami entends-tu le bruit sourd de la graisse sur mon cul mes fesses? (cette dernière phrase est à chanter sur l'air du chant des partisans)
CONCLUSION: Je tiens à rectifier une petite chose. Une légende circule, comme quoi le jeûne de la pleine lune ferait perdre 3 kg en 24.00 top chrono. C'est faux.
En fait, c'est exactement l'inverse.
Pour parachever cet hilarant billet, vous n'allez pas me dire, je vous offre gratuitement une publicité Québécoise. Parce que c'est Dimanche et que c'est la fête des mères (j'ai d'ailleurs eu ce matin un cadeau croquignol et pourtant je ne suis pas maman. Mais à qui donc est cet enfant?). Je vous en prie.
samedi 02 juin
Merci Charly
Oui, c'est lamentable. Mais vous n'avez pas idée de ce qu'il m'a fallu faire pour obtenir un tel résultat. J'ai dû traverser de nombreuses contrées inhospitalières, j'ai dû marchander ma vertue, me plier à tous les caprices du Maître Du Code Dewplayer (je n'ai pas peur d'avouer mes carences, je suis en état de stupeur mentale dès qu'il s'agit d'informatique. Par contre, je réussis très bien les escalopes Milanaises).
Je suis drôlement contente, j'ai un jouet de plus.
Je vais enregistrer un poème.
vendredi 01 juin
Une banane en tissu rouge, c'est super moche

Avant que de commencer ce billet qui s'annonce, comme toujours, riche en rebondissements et débordant d'intérêt (d'ailleurs, après celui-ci, tu ne seras plus jamais le même), je vais te demander, ami lecteur, de faire un choix.
Regarde attentivement ces 2 photos et réponds à cette question: Qui a vraiment cassé le vase de Soisson? (il n'y a rien à gagner, c'est pour te conduire naturellement à supposer que je ressemble à la photo de droite. Ce sont tes bas instincts qui dominent ta nature intellectuelle, c'est mal. En fait, je ressemble à Danny DeVito et je suis membre de l'Opus Dei. Ah ah je t'ai bien eu, c'est fou comme on rigole).
HIER J'AI ACHETE UN VELO
Un vélo qui ne rigole pas. Avec plein de petits accessoires dont je ne me servirai jamais (je suis bien incapable de passer des vitesses sur un vélo, je ne sais même pas à quoi les chiffres correspondent, et je ne prends jamais une côte. Cependant, vous n'avez pas le choix. C'est un peu comme pour les portables récents, automatiquement pourvus des options coupe-ongles, banana split, ciseaux à poils de nez et caméra). Il est noir, il a même un panier sur le devant pour que je mette mon huile d'olive dedans, quand je vais faire mon papet sur le marché, le Dimanche (des fois, je mets un chapeau. Mais pas si je prends le vélo parce qu'après, il s'envole. Pas le vélo, le chapeau). Sur la pédale de droite, il y a un beau R gravé. Cela signifie qu'il s'agit bien de la pédale de droite, pour le cas où vous soyez tenté de pédaler le dos au guidon. Il faut admettre que cette prise-en-main à quelque chose de rassurant. Mon Dieu que c'est palpitant tout ça.
Je sais ce que tu penses à l'instant, ami (bal) lecteur. Tu lèves les yeux au ciel, tu fais "nnttt nnttt nnnttt" avec ta bouche, et tu es tenté de décrocher, de ne pas lire plus avant, il se pourrait même que tu envisages de noyer ton ennui dans l'alcool, de construire un pont, ou d'aller acheter une ampoule afin de remplacer celle qui a claqué hier soir, à cause de l'orage. Comme je te comprends. Cependant, n'en fais rien, prends ma main et viens, partons ensemble vers cet horizon harmonieux; nous roulerons nus dans les herbes folles et plus jamais le mal ne nous atteindra car ailleurs, les épis d'or nous attendent tu verras comme nous serons heureux, et fous et prends patience. Car il m'est arrivé un truc (tu as remarqué comme je savais te tenir en haleine? Oui, c'est un don): le vendeur m'a fait un cadeau.
Il m'a offert une horrible petite banane en tissu rouge qui se velcrote sur la barre centrale, pour que je puisse mettre dedans les clefs de cadenas, les outils de premier secours, un pull, et ma DS21 à suspensions hydrauliques fétiche qui ne me quitte jamais (portée en sautoir, c'est très élégant).
J'en suis restée sans voix.
Là, à l'heure qu'il est, elle me regarde. Il me semble même l'entendre grommeler. Elle est posée sur la table et me lance un oeil mauvais, elle sait que je ne l'aime pas. Et de fait, je ne crois pas qu'il existe au monde un accessoire plus vilain qu'une banane (je demande pardon à ceux d'entre vous qui utiliseraient ce genre d'objet, mais vraiment, vous avez un goût de latrines, je ne vous le fais pas dire). Fin du fin, la porter avec une laine polaire de couleur verte, pour bien trancher, et pourquoi pas, un casque en boudins profilé comme un obus de la guerre de 14. D'un chic absolu, vous êtes certain d'être reçu partout comme un prince. Si je ne nourris pas la banane en tissu rouge, elle va peut-être s'étioler; et mourir dans d'atroces convulsions. Je me demande si je ne devrais pas lui donner à manger une vieille clef et un ticket de métro. Pour voir.
Mais n'empêche, qu'est-ce qu'elle est moche.
C'est bien simple, il faudrait envoyer l'inventeur de la banane lécher les murs d'Alcatraz, histoire de lui apprendre à vivre.
Entre nous, j'aurais préféré une pompe à vélo, je suis à peu près certaine que je vais rouler sur un tapis de fakir d'ici peu. Ou un parapluie, vu la saucée que j'ai ramassé (non, je ne suis pas très fan du petit fichu en plastique. Notez bien qu'avec la banane et la polaire, ça se discute; mais seulement par bruine fine. Parce que quand il pleut des thons, on a le crâne tout cabossé).
Cette digression ne légitime pas, j'en conviens, la pertinence relative de ce billet. Et peut-être que j'aurais dû simplement dire: une banane en tissu rouge, c'est super moche.
Tu viens de comprendre, mon bon et fidèle lecteur, que tout est dans le titre, et que tu n'avais vraiment pas besoin de lire jusqu'au bout cet épisode navrant.
Ah ah je t'ai bien eu.
Sinon à part ça, la nuit dernière, j'ai rêvé que je mangeais des clams avec Bruce Willis. C'était très chouette.
Ouverture d'un espace sexe (rien qu'avec le titre, je te fais venir 100 000 personnes)
afin de palier à toute éventualité d'exclusion sur ce blog, et de booster mon compteur (si, ça compte. Ah ah elle est bien bonne), je me vois dans l'obligation de prendre des mesures drastiques. Il y aura donc dorénavant un espace sexe, dans lequel vous serez libres de vous adonner à tous vos vices, sans limites.

PS: information en temps réel: (ce blog devient un exemple de professionalisme): il est 12.14, et je ne suis pas convaincue de l'opportunité de cette création. Je crois que les visiteurs nouveaux sont déçus, ils ne restent pas. Il est vrai que l'aménagement est assez spartiate, mais que diable enfin! un peu d'imagination! L'espace sexe fermera donc ses portes dans 12 heures très exactement.




