Le Troisième Wagon

le quotidien d'une journaliste-pigiste; car un blog futile, c'est un blog utile. Parfois, ce blog parle également des santons de provence et de Cosmos 1999. Mais c'est plus rare.

lundi 28 janvier

Crocodile Dundee (je mets ça comme titre parce qu'il en faut un, ça a à voir avec le flux RSS et tout ça, parait-il)

Vieillir n'est pas très agréable ( en début de semaine, voilà exactement le genre de phrase qui vous plombe une ambiance.).

esthetique2

En même temps, quand vous avez dit ça, vous avez tout dit. Il ne vous reste plus qu'à vous étendre à même le sol, pour attendre la paralysie, l'incontinence, la perte progressive de vos repères les plus solides (ceux qui vous empêchent, entre autres, de péter à table lors d'un dîner mondain (sauf si vous le faites de manière discrète, et devant un plat régional. Un wc par exemple), de gifler à tour de bras un vieil homme décati (sauf s'il est amnésique, et qu'il a perdu l'usage de ses membres. Roger Moore par exemple), bref, toutes les petites délicatesses quotidiennes qui vous distinguent de la brute). Alors, la mort vous emportera dans ses grands bras froids et griffus (Derrick par exemple)

Ndlr: Tu noteras, mon bon lecteur, que tu assistes au grand retour de la phrase incompréhensible, de la parenthèse entre parenthèses, et de la syntaxe hermétique. J'aime te surprendre, mais je tiens à ce que tu en aies conscience; sinon, je n'en tire aucun plaisir, et je me contente de mastiquer une clémentine Clémenvilla sans odeur ni saveur, c'est une honte de nous vendre de pareils produits, je me plaindrai.

Je vais donc m'arrêter là, et m'allonger quelques instants sur le parquet  pour méditer sur la pertinence de ce billet.

Il est incroyablement pertinent.

D'un autre côté, à quoi ça sert, hein? ça n'est tout de même pas de ma faute si vous n'êtes pas champion du monde de handball, vousesthetique1 n'aviez qu'à mieux choisir votre équipe. Non mais c'est tout de même incroyable, ça. Si vous n'étiez pas d'une incompétence crasse, ça n'arriverait pas. Alors vieillir, finalement, c'est une option sympathique, puisque votre vie est un échec. Bon, enfin, si vous faites sans arrêt des hors-sujets, nous ne nous en sortirons pas. Revenons à la mort notre propos, si vous le voulez bien.

On m'a envoyée tester un nouveau truc qui s'appelle l'acide subatomique, vous perdez 10 ans en une injection (ainsi que l'usage de la parole, un pouce, et votre motricité). ça ne s'appelle pas vraiment comme ça, mais après, je me fais casser les coudes au marteau, et les fournisseurs mettent du polonium et du sarin dans mon verre de Bourgogne.

La présentation d'un produit révolutionnaire se fait toujours sur une base glamour. On vous offre un épais dossier doré à l'or fin, relié pleine peau, lourd comme un camion-citerne, enluminé par les moines de l'abbaye de Solesmes, et paraphé d'un scalpel de réputation mondiale ( le docteur Himmel Von Appelstück, ancien médecin du sport de la luftwaffe,  qui exerce en Bolivie depuis une cinquantaine d'années, par exemple). J'ajoute qu'il vous est présenté sur un coussin en soie sauvage du Rajasthan, de couleur cramoisie, avec de petits ponpons jaune aux quatre coins. Pendant que la chaine-hifi de l'établissement diffuse les grandes eaux musicales de Lully, ou les quatre saisons de Vivaldi, plus intimiste et moins pompier.

A l'intérieur du dossier vous trouverez quelques graphiques incompréhensibles, annotés de la formule mathématique de l'univers en Finnois, en Moldave et en dialecte archaïque de la principauté de Monaco. Plusieurs fois, et parfois à l'envers (un esclave Nubien vous est gracieusement offert pour soulever la couverture, tourner les pages, et vous masser la nuque en vous murmurant des phrases salaces destinées à endormir votre méfiance).

%*§55x¤¤ par exemple. Pour illustrer une courbe bleue qui monte de façon vertigineuse vers des chiffres ésotériques, et de petits diagrames dénués de sens. C'est ce qu'on appelle une caution scientifique.

moore1Dès la page 148, alors que l'esclave Nubien vous maintient en état de vigilance artificielle en vous pinçant la moelle épinière, vous découvrez les saisissantes photos "avant-après".  Elles sont épatantes, il n'en faut pas davantage pour vous convaincre, vous voilà prête à vous faire inoculer de l'acide mesozoïque dans les sillons nasogéniens. Lorsque vous demanderez si c'est douloureux, l'infirmière chargée de vous préparer vous répondra en ultra-sons. Et vous renverra aux petits graphiques. Puis elle vous offrira une clef USB en cadeau, et vous étalera de la crème anesthésiante sur les ride à combler. Vous passerez ensuite 3/4 d'heure dans l'antichambre de la mort, à la frontière entre deux mondes, bercée par la 4eme de Mahler, en attendant d'avoir tout le visage plastifié; c'est à ce moment qu'on vous proposera un café bouillant. N'acceptez pas. Votre bouche est anesthésiée, vous ne sentirez pas le liquide vous brûler le menton au 3eme degré. Comme Freddy Krueger par exemple.

On va vous allonger sur une table d'opération, pendant que tout un tas de gros visages vont se pencher sur vous, et désigner vos rides du doigt avec un certain dégoût. Certains vont se retenir de rire, d'autres vont mesurer votre degré de putréfaction en vous pinçant lesj_ai_test__pour_vous joues. Tout ça en langue étrangère. Du Russe, je crois. N'oubliez pas qu'il s'agit d'une présentation destinée à convaincre les professionnels du monde entier. Surtout les Russes. Enfin, on va vous enfoncer une seringue de la taille d'une poutre de ferme dans la ride, et croyez moi, malgré la crème anesthésiante, vous allez le sentir passer. Je me demande si la préparation H ne serait pas plus efficace, quitte à parler de ride (non, je n'ai pas écrit ça, une entité maligne a pris possession de mon corps et de mon esprit). Bref, vous allez pénétrer dans le 7eme cercle de l'enfer, là où des démons aux cuisses poilues vous attendent avec des sarbacanes et des lance-pierres. Emmanuel Chain par exemple.

Et le plus rigolo dans tout ça est que ça ne marche absolument pas. Aujourd'hui, je suis aussi vieille qu'hier, et mes nasogéniens sont si profonds qu'on peut y semer un champs de maïs. Massey-Ferguson me propose d'ailleurs un pont d'or pour vanter les mérites de ses machines agricoles, et un organisme de lutte contre la faim dans le monde vient de m'envoyer un contrat juteux.

J'aurais probablement un cancer de la ride d'ici quelques semaines. Vous pouvez voir dans le petit dessin ci-dessus l'ensemble des techniques qu'il m'a fallu tester afin de réaliser un important dossier sur le bien-être ( le produit sur le bras n'est pas un enveloppement de purin des Vosges, comme votre esprit déviant pourrait le penser. J'ai AUSSI testé le bain de chocolat, et dieu sait si c'est écoeurant)

Il faut savoir payer de sa personne pour rédiger un bon sujet, et prévenir les foules. Ne me remerciez pas, je ne fais que mon métier.

Posté par Melle BillE à 13:38 - VieQuotidiennE - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


mercredi 23 janvier

Fais click sur le petit lecteur avant de regarder les images, ce sera plus joli (si si, je t'assure)

boomp3.com

Aujourd'hui, avant que de partir batifoler, avec un rien d'angoisse, dans un champs neigeux ( l'ophtalmie des neiges n'est pas une légende, non. En plus, tu vois bien, c'est la Haute-savoie ici. Alors si tu comptes cueillir des fleurs de frangipanier, ton GPS t'a légèrement orienté dans une direction aléatoire. Pour ne pas dire complètement bastringue. Ne regrette rien et ne t'énerve pas, ce n'est qu'une machine), je pique à mon amie Tidoigts sa merveilleuse idée de Slideshow, parce que j'en ai envie et qu'ici, c'est moi le chef.

(pêle mêle Annecy, Athenes, Londres, Paros, Paris, Big Sur)

PS: Ceci est un message personnel à l'intention du collectif qui fait appel à moi de temps à autres pour aller faire le guignol en station: JE NE SUIS PAS CERTAINE QUE CE SOIT UNE TRES BONNE IDEE DE M'ENVOYER A AVORIAZ AUJOURD'HUI, VU QUE JE N'AI QU'UNE PAIRE DE BOTTES EN DAIM AUX SEMELLES TRES LISSES, TRES ELEGANTE ET PARTICULIEREMENT INAPPROPIEE,  ET QUE LA FALAISE EST A 3 METRES. VOUS SEREZ TENUS POUR RESPONSABLES EN CAS DE CHUTE, OU D'AVALANCHE MORTELLE. ET SI JE ME PRENDS UN VAUTRIN SUR LA GLACE, JE PORTE PLAINTE.

Ceci tient lieu d'avertissement.

Posté par Melle BillE à 08:43 - FouRReTouT - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 20 janvier

meteoTiens, là, tout d'un coup, j'ai un peu décidé de revenir; mais pas longtemps, oh rassure-toi, ami, pas longtemps, car je vais te confier un secret: mes mains sont devenues des pieds (et mes pieds se sont transformés en bouteilles d'huile d'olive, mais les petites, celles qui font 50 centilitres. D'ailleurs c'est à cause de cette propension ridicule à vendre des quantités toujours plus petites que le régime Crétois s'est effondré, après le putsch des colonels au sorbet cassis/crème d'anchois de Kalamata, la meilleure.), j'ai été victime de la terrible tempête de vaches Suisses qui s'est abattue sur la riante région lacustre de Boutae.

Tu ne me crois pas? Tu n'as pas tort, je te félicite pour ta sagacité, mon ami (mais n'en fais pas trop tout de même).

N'oublie pas que je suis le maître du monde (la preuve, je peux modifier à volonté l'heure, et même la date, de la rédaction de ce billet; alors si ça, ça n'est pas une preuve incontestable, je veux bien manger tout un pan de la maison en torchis de monsieur Louis Mosqueton, qui habite dans la banlieu ouest de Montluçon, et qui va bientôt partir en vacances dans l'Indre et Loire. Je suis même en mesure de te révéler qu'il s'y rendra en autocar. Et qu'il déjeunera au "relais de l'huître véritable". Tu mesures à présent l'étendue de mon omniscience). ta_gueule_nestor_Burma

Je suis le maître du monde, certes, mais tu peux m'appeler aussi le fléau de Dieu, le marteau des titans, celle par qui le chaos arrive. Par contre, lorsque je zappe sur les chaînes de télévision, je ne suis pas en mesure de faire disparaitre Nestor Burma.

Et ça, ça m'ennuie.

Tu n'es pas crédible en tant que fléau de Dieu si tu ne peux pas faire disparaitre Nestor Burma.

En fait, le fléau de Dieu, C'EST Nestor Burma.

C'est celà que je suis venue te dire, mon ami: méfie toi de Nestor Burma.

Si j'avais voulu, j'aurais pu te raconter la blague du chanteur de Boney M qui rencontre Bernadette Chirac au pull polo de Megève et qui lui offre un polo pull. Avec un col en V (t'as vu comme elle est drôle?). Ou te raconter l'histoire de l'agenda.

fakir01Sinon, j'aurais pu t'offrir une vignette autocollante et collector (si, tu peux la décoller, avec un peu d'eau chaude, mais il faut que tu soulèves délicatement le coin droit. Sinon, tu arraches tout l'écran, et je ne crois pas que ce soit pris en charge par le SAV. Surtout si c'est le SAV de Midas. Va plutôt à la BNP ou au musée du poinçon).

D'ailleurs, je te l'offre.

Elle est inestimable, c'est une photo prise lors du dernier festival de tapis de fakir de Périgueux. Des fois, dans tes rêves les plus fous, tu peux croire que c'est une photo de Nestor Burma.

J'aurais pu aussi te montrer mes photos de vacances à La Plagne, celles où l'oncle Paul a glissé sur une méduse et ça, c'était vraiment incroyable, parce que c'était au mois de Décembre. Et des méduses au mois de Décembre, ça n'arrive jamais, normalement. Surtout sur une piste verte (c'est interdit aux méduses, une piste verte. C'est dans le code civil. Si tu ne me crois pas, tu n'as qu'à vérifier. Après, tu vas voir comme je vais me gausser de ta déconfiture. Mais vas-y, allez, vas-y). Mais l'oncle Paul, il lui arrive toujours tout un tas de trucs effarants. Une fois, il a trouvé une chaine de télévision qui ne diffusait pas Nestor Burma.

C'est ça que je suis venue te dire.

Tu n'échappes jamais à Nestor Burma.

Sauf si tu t'appelles oncle Paul.

Posté par Melle BillE à 17:31 - FouRReTouT - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 17 janvier

Au début de l'histoire, j'avais prévu de vous raconter ma journée à Avoriaz. La neige, les glissades, la chute dans le gouffre, la bataille d'ours, le bonnet qui gèle directement sur la tête, le vin chaud solaire et tout ça.

Et puis, entre temps, il s'est passé hier. Et de deux maux, je préfère raconter le pire ( car le pire arrive toujours. Par exemple, si vous êtes pendu à un arbre, un oiseau peut vous faire caca sur la tête. Et si vous êtes pendu par les pieds, une vache peut venir vous brouter les cheveux avec son gros museau tout plein de bave. Et son gros souffle tiède et fétide).

fraiseHier, donc.

Et j'ai une question à vous poser: Vous est-il déjà arrivé de vous sentir totalement déplacé dans un endroit, au point de préférer franchir le cap horn dans un tonneau pourri plutôt que renouveler l'expérience?  Si vous cochez "oui", votre empathie est la bienvenue. Si vous cochez "non", sortez sans faire de bruit, mettez vous dos au mur les mains sur la tête, je reviens avec ma masse d'arme à clous. Je vous déconseille vivement l'option "je suis en train de vivre ce moment en lisant votre blog", à moins que vous n'aimiez le baiser de la mort; vous étiez prévenus.

Invitée dans un de ces pince-fesses de luxe que je redoute tout particulièrement, j'avais choisi pour l'occasion de ravissantes ballerines à talons minuscules. Elles sont un tout petit peu trop grandes, ces ballerines (je crois que j'ai maigri des pieds cet hiver, ce qui est assez surprenant comme dommage collatéral). Je dois donc recroqueviller les orteils à l'intérieur, pour les agripper à la semelle. Parce que si vous n'êtes pas très vigilant, une ballerine trop grande profitera de la situation pour fuir le contact de votre pied. Cette fuite sera facilitée par l'étroite complicité qu'elle entretient avec votre collant. On ne le dira jamais suffisamment, les objets sont des traîtres et fomentent des complots.

Je sais ce que vous êtes en train de penser. Vous vous dites que j'aurais dû mettre d'autres chaussures. MatthewBourne4_fullCertes, mais cette paire là était particulièrement gironde avec le reste de la tenue, et je ne vous demande pas pourquoi vous mettez des slips verts en lycra. Avec une braguette zippée. Pour information, si des gens comme moi n'expérimentaient pas au quotidien ce genre de chose, vous en seriez réduits à lire des manuels de mécanique, et des notices de tondeuses à gazon.

DANS LA SALLE DE RESTAURANT, IL Y A UN SOL ACAJOU-WENGE PASSE 37 FOIS AU POLISH.

Vous avez déjà essayé de marcher sur un parquet triple-cirage avec des chaussures trop grandes? Je vous recommande l'exercice, si vous souhaitez muscler vos orteils, ou si vous postulez pour Holiday on ice (d'ailleurs, bougez vous les fesses. Al Gore n'est pas très optimiste quant à l'avenir de ce spectacle réjouissant).

Par contre, vous pouvez vous en passer si vous souhaitez simplement déjeuner.

Bref, me voici assise à une table de 3 personnes. En découvrant les convives, je me dis que le hasard est une donnée très instable qu'il vaut mieux ne pas trop solliciter. Je suis face à un de mes partenaires préférés (vous imaginiez quoi au juste, que j'étais une nonne?), et à côté d'une femme frémissante, toute retravaillée vers le haut (je remarque avec stupéfaction qu' il est possible de se faire une queue de cheval avec la peau des joues), et qui passe ses week-ends entre Cortina d'Empezzo et Waikiki, la truie violette. Je suis à leur table, avec mes ballerines trop grandes,  et le petit bouton de mon chemisier vient de lâcher et de sauter dans mon assiette comme un crachat, sa fuite révélant du même coup mon aspect le plus mammaire. Ptoui.

batmanDans un moment pareil, si vous aviez mon exubérance pulmonaire, vous voudriez vous aussi être sur les traces d'Emile Zatopek, si possible au fond des grottes de Lascaux, avec le chapeau de John Wayne enfoncé sur les yeux. Et des lunettes de soudeur.

Ptoui, donc, fait le petit bouton de mon chemisier. Cortina d'Empezzo étouffe un gloussement très haut de gamme, et fait mine de n'avoir rien vu. Mon partenaire occasionnel Le monsieur assis en face de moi , lui, n'a réellement rien vu, trop occupé à hypnotiser d'Empezzo à coups de bons mots, de clins d'oeil, et de rires sonores un peu brouillons. Je n'apprécie qu'à moitié, mais je ne prends pas le temps de lui planter une fourchette dans l'oeil, je suis déjà bien assez embêtée avec mes poumons. Quelques minutes passent, et j'aquiers à leurs yeux à peu près autant d'importance qu'un seau à champagne tout cabossé. Vous adresseriez la parole à un seau à champagne, vous (je veux dire, si vous étiez normaux)?

Eux non plus (ou lui arracher à la cuillère à moka, l'oeil. J'hésite encore).

Je profite donc de cette expérience de physique amusante pour tenter de faire un repli vers les toilettes. L'idée, c'est d'agrafer la petite broche de mon manteau sur mon chemisier, afin d'éviter que le maître de cérémonie se demande pourquoi il a invité les gros seins de Dolly Parton à ses agapes.

Las, au second pas, ziiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, ma ballerine droite s'échappe, et court se réfugier sous la table voisine. Ziiiiiiiiiiiiiiiiii, je ne peux pas tout contrôler non plus, il faut que la vie garde sa part de mystère. Sinon, que serions-nous, hein, que serions-nous? Arrogants, sûrs de nous, nous avancerions vers l'avenir, radieux, emplis de certitudes, et nous nous ferions bien chier. Ziiiiiiiiiiiii.

boomp3.com

Résumons nous. Je suis debout, pied nu, les nichons déployés dans tous les sens, devant un parterre de personnes pour lesquelles dinner_for_one_1170845508remarquer le supplément sudoku de "the economist" est le comble de la vulgarité (ce supplément est par contre le bienvenu dans les cuisines. Après avoir reçu le fouet, les bonnes le déplient, et y déposent les grains de caviar mal calibrés. S'ils sont d'humeur, les chats Afghans daigneront les lécher), c'est un triomphe (pas mal, cette phrase. Les professeurs de lettres vont en aimer l'aspect grammatical novateur et rebelle).

Très curieusement, cette fois-ci, mon partenaire occasionnel chauffeur n'a pas offert de me raccompagner.

PS à l'attention de la personne qui habite la riante commune de La Pignolière, dans le centre, et qui rend régulièrement visite à ce blog: franchement, vous devriez déménager.

Posté par Melle BillE à 15:47 - VieQuotidiennE - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 14 janvier

beeellllleAlors donc bien voilà où nous en sommes (je suis incroyablement motivée, vous avez dû le sentir dès la lecture de cette première phrase, construite sur une base d'Araméen, avec quelques emprunts à la grammaire Ourdhou. Je n'ai cependant pas jugé bon d'y intégrer les caractères sacrés de Matlotl Alatomatl, je sais que vous êtes encore novices). Au matin du 1er Janvier 2008, mollement allongée sur mon sol jonché de morceaux de poumons épars, et de quelques côtes fracturées par une toux maligne, je me suis dit que ça n'allait pas être une année comme les autres.

Et savez-vous pourquoi? Hein? Le savez-vous?

Hé bien moi non plus, mais c'est comme ça (enfin si, bon, allez, j'ai bien deux trois pistes, mais il me faut en vérifier les sources, et je vous garantis que ça prend du temps). Une espèce de métamorphose, en quelque sorte. Du coup, ça m'a coupé le sifflet du blog.

"voilà qui n'est pas banal", me suis-je remisé par devers moi, en faisant "prrrttt prrrtt prrrrttt" avec ma bouche d'un air un peu chaffoin, les mains sur les hanches. C'est que je l'aime, ce blog, j'y suis bien; et puis, vous venez m'y voir, on papote, on fait les gugusses, la vie, quoi!

Mais voilà, il y a de gros changements. Dans ma tête, dans ma vie, et dans mon coeur.

Et le quotidien me fait plein de surprises extras, mais fatiguantes. erik_viking

Si vous voulez, j'écris encore une fois "et".

Et.

Je vais revenir, ça ne devrait pas être long.

Je pense à vous. Yodlei yo.

Et.

 

Posté par Melle BillE à 20:01 - VieQuotidiennE - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 07 janvier

Nouvelles du front (ah ah elle est bien bonne)

funambrille_fevrier_2008_dessin               

                           

                                                 Je suis toujours malade. U petit peu moins mais quand même, teu teu teuheuheu, I say malgré tout, by jove.

                                                  Mon médecin pense que je devrais arrêter de fumer; je lui ai promis d'y réfléchir dès que j'en serai capable...

                                                  Je pense néanmoins que la solution est ailleurs. Là-bas, quelque part où le sable tiède caresse amoureusement les orteils.

                                                  Fichtre.

Posté par Melle BillE à 10:23 - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 04 janvier

Bring me back to Waikiki

paf_Mes bons amis que j'aime tant, je suis navrée. Une pneumopathie (pauvre Juliette, oui, c'est bien moisi comme jeu de mot. Ma réputation est en jeu) me cloue encore dans mon lit quelques jours (celui qui ose dire que je suis une petite nature se prend un gifflon premium dans les naseaux, je conserve un certain tonus musculaire)

Je vous demande la plus extrème indulgence, je ne suis que l'ombre de moi-même (je conserve une espèce d'enveloppe corporelle).

Merci de bien vouloir compatir.

Au pire, envoyez moi un prêtre. Au mieux, faites un don (un poumon et des bronches seraient les bienvenus, sauf si vous les avez ramassés par terre, sur le sol d'un bar mal famé. Auquel cas je verrai clair dans votre jeu, je conserve certaines de mes facultés intellectuelles).

Posté par Melle BillE à 09:35 - VieQuotidiennE - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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