vendredi 01 février
Le pont de la rivière Kwai (fil RSS. Suivez, bon dieu!)
Et ce fit alors que tu te rendu compte que parfois je m'énerva pour pas grand chose et cependant. Bien que. Et malgré tout que tu m'excuses, c'est comme dit.
Voilà, c'est fait, je viens de jeter par la fenêtre "l'élégance du hérisson", de Muriel Barbery. Il est peut-être tombé sur une tête. Je ne jette pas souvent les livres par la fenêtre. La dernière fois, c'était "L'amant", de Marguerite Duras (forcément Marguerite Duras). Et c'était la fenêtre d'un train. Du coup, je suppose que les vaches ont été satisfaites (mais je ne sais pas ce que ça peut donner au niveau du lait). Je les imagine bien, sous un arbre, soulever délicatement les pages de leurs petits sabots mutins. Et rêver d' horizons lointains, et d'amours improbables décrites en langage codé.
Avant de brouter le tout avec cette sympathique nonchalance bovine. On aurait tort de prendre les vaches pour des imbéciles; et les hérissons pour des dandys.
Un hérisson n'est pas élégant, c'est un
hérisson.
Au début, j'ai trouvé le livre alléchant.
Ensuite, il m'a énervée.
C'est très rare qu'un livre m'énerve; au pire, je le délaisse comme un vieux collant moche, et je l'abandonne sur un banc.
Au cas où.
Mais au fil des pages, j'ai senti le sentiment d'agacement grandir, sans trop savoir pourquoi.
Maintenant, je sais.
"L'élégance du hérisson" est une manne prétentieuse, pompeux sous le faux decorum de la simplicité. Une imposture. A moins qu'il ne s'agisse d'un piège, un canular d'intellectuel(le) pour intellectuel(les). Bien sûr, c'est un livre "dans le vent" (il y a belle lurette que cette expression ne l'est plus, par contre), il gratouille et écorche. Il se donne bonne conscience, aussi. Dès le début, il vous fait accroire qu'on peut aimer Kurosawa ET Bruce Willis (mais pas en même temps). C'est d'ailleurs à ce moment que je me suis reconnue, et j'ai laissé exploser un petit "youpi" interne, pour ne pas effrayer le tanin de mon Saumur-Champigny. Mais si tu veux d'autres références à "Die Hard" ou "Boire et déboires", tu t'adresses à la presse spécialisée, pas à la concierge de Muriel Barbery. Ou tu loues les DVD en cachette, tu t'auto-licencies ès Bruce Willis dans le plus grand des secrets, parce que tu n'en n'entendras plus jamais parler. C'était la caution "je suis exceptionnelle parce que je m'intéresse à tout (pourtant, je suis concierge), mais je préfère quand même te balancer 22 références bien culturelles afin que tu saches qui tu as devant toi. C'est pas de la merde (pourtant je suis concierge).".
Intarissable sur Ozu et sur la grammaire, elle prend cependant soin de cacher toute cette belle science à son entourage. On se demande bien pourquoi. Il y a fort peu de chance pour que l'entourage en question s'en pose la moindre, il est à 99 francs pour cent
composé de crétins patentés insondablement riches (effet, cause).
Les seules richesses de Renée sont sa culture et son cerveau; et dieu sait si ça épate, une culture pareille. Nom d'un chien rends toi compte: tu lui dis bonjour, elle est capable de déceler que tu n'as pas placé l'accent tonique sur la bonne syllabe. Et ça, limite ça lui colle une attaque; mais silencieuse, l'attaque. On ne sait jamais: des fois que les riches, ces gros abrutis, s'apercevraient qu'un cortex en ébullition mijote sous ses bigoudis.
Une sacrée prise de risque, si vous voulez mon avis. Et qui ne s'impose pas. Renée préfère donc passer pour une grosse abrutie à son tour, et infuser sa science dans la pénombre de sa loge, avec sa copine Manuela et son chat Léon (ça me rappelle une chanson bien buse: napoleon est en avion avec sa femme et son cochon. Je ne sais pas pourquoi, c'est bizarre). Bien sûr, il faudrait aussi parler de la gamine suicidaire, la surdouée qui veut faire cramer la baraque. Mais franchement, je n'ai pas pu aller jusqu'au bout. Si ça se trouve, à la fin, c'est le banquet d'Obélix, avec des cornemuses et des lanceurs de marteau. Et Bruce Willis. Là, pour le coup, je serais bluffée.
Qu'est-ce que c'est chiant (pardonnez ce trait linguistique un tantinet vulgaire, et cette absence d'objectivité, mais je ne m'appartiens plus, c'est vendredi et il fait froid).
Donc, hop, d'un bras souple et déterminé, j'ai envoyé joyeusement valdinguer cette escroquerie manifeste (ce qui m'ennuie, c'est qu'il n'y ait pas de vaches au pied de mon immeuble. Elles auraient peut-être aimé brouter un hérisson). Et je me suis plongée pour la seconde fois dans "Charlémoi", un livre massif et délicat, écrit par Christine Jeanney. Aux éditions arHsens. Madame Posuto en personne. Du lourd, du bien vrai, du bien écrire. Charmant comme un ruisseau, mais puissant comme un fleuve. Et pas prétentieux pour deux sous. Je ne sais pas où elle va chercher ses images, Kiki; ça aussi ça m'énerve, mais pas pareil.
C'est quelqu'un capable de tout, elle peut même écrire ça: « Ce monde autour
est bien réel, il a des montagnes tangibles, une place dans un système solaire et une galaxie et moi, au point P, le Vous êtes ici cerclé de rouge sur les plans de villes, je suis presque deux fois plus important qu’une mouche ou qu’une poussière d’antenne de crevette, c’est-à-dire que dalle, et mettre la puissance de mon cerveau au service de mon nombril c’est comme si Dieu s’occupait seulement de sa coiffure et n’assurait pas le service après-vente. » . Alors tu vois, ça ne rigole pas.
Elle devrait s'appeler Muriel Barbery, tiens. Comme ça, tout le monde s'arracherait son livre.
On le rebaptiserait "l'élégance de "Charlémoi""(double guillemets, je ne me fouts pas de votre gueule. Mais je crains que Renée n'en prenne ombrage).
PS: une photo hors-sujet s'est habilement glissée dans ce billet. Sauras-tu la trouver?
samedi 12 mai
appelé à régner (tu as quelque chose contre ce titre?)
Avant toute chose, je tiens à ce que les choses soient claires, Robert Levelu ne souhaite pas que je révèle les détails les plus croustillants, et de ce fait les plus sordides, de son existence. Mais vous ne perdez pas grand chose, il n'est pas très intéressant en tant qu'être humain et en plus, il met des slips en laine.
Je vais donc vous parler de Spiderman, qui est beaucoup plus loquace et vénal, vous lui donnez 5 mouches à manger et il vous déballe tout (mais son slip en lycra n'est pas très agréable au toucher, ça vous donne de petites décharges électro-statiques sous les empreintes). Donc, Spiderman est de retour, et je vous prie de croire que ça ne rigole pas (enfin bon, moi, ça m'a bien fait rigoler, même que des ados m'ont jeté des bouts de pop-corn sur le crâne pendant que je faisais tout haut des commentaires. Je vous rassure, je n'étais pas seule, je n'en suis pas encore au point de monologuer devant un film de super-héros. Comment? Vous mettez ma parole en doute? Prenez garde, je vous envoie mon gibbon féroce). ça ne rigole pas, parce que cette fois-ci, Peter Parker tâte le côté obscur de la force, krrrr krrrr tu es mon fils, Luke. D'habitude, c'est un gentil garçon un peu concon qui ne ferait pas de mal à une mouche (ce qui est un comble pour une araignée, mais on a vu plus cocasse). Mais, par un beau soir d'été au cours duquel lui et sa douce sont en train de gaudrioler dans une toile (d'araignée, donc) en regardant les étoiles (enfin non, ils ne gaudriolent pas, Peter Parker est un gentil garçon un peu concon), un organisme tout gluant déboule discrètement du ciel et se colle à PP, car cet organisme est un symbiote maléfique. Oh le bougreux. Il déclenche une lente et cruelle métamorphose chez le pauvre garçon, qui se trouve saisi du haut mal. Dès lors, Peter Parker n'est plus un gentil garçon un peu concon; afin de prouver à la face du monde qu'attention les
arpions, j'en ai raz-le-bol d'être un gentil garçon un peu concon, il rabat ses cheveux sur son front, il met du gel pour bien les coller, il avance un brin le pelvis et danse dans la rue en regardant les filles d'un oeil louche. C'est un super-voyou, la preuve, il change de combinaison. Dorénavant, elle sera noire, on va voir ce qu'on va voir. Je vous passe la kyrielle de super-vilains qu'il va lui falloir combattre (dont le très intéressant homme-sable, qui a trop abusé du shampoing anti-moléculaire. Du coup, toutes ses molécules sont instables, et le pauvre garçon est obligé de rafler tous les bacs à sable de la ville pour se donner une consistance. Il en conçoit une grande amertume, devient très méchant et quasi invincible. Moi je dis que si tu lui mets un gros seau sur la tête, tu en fais des petits pâtés. Mais je ne suis pas une spécialiste, il faudrait voir avec Stan Lee), avant de retrouver un semblant de raison et de se dire que tuer, c'est mal, et que pardonner, c'est bien.
A la fin, il retrouve son air de gentil garçon un peu concon, sa combinaison rouge et bleue, sa raie de côté et son bon sens près de chez lui (en fait, il habite un cloaque putride avec des murs qui suintent et pas d'insonorisation, mais ça ne le dérange pas tant que ça parce que sa tante May lui fait de bons cookies qu'elle boit avec une infusion d'eau tiède. Alors vous voyez bien que ça ne va pas si mal pour lui du coup).
MORALITE: Méfions nous des symbiotes, et n'allons pas gaudrioler dans une toile d'araignée en pleine nuit. Garder une bonne coupe de cheveux pas trop ridicule est à ce prix.
Je sais, c'est dur. Mais c'est la Loi.
MESSAGE PERSONNEL A LA PERSONNE QUI M'A TRAITEE DE PREPUBERE ATTARDEE: Il y a un festival sur le thème "récapitulatif du théâtre Nô et du film muet dans la problématique des sémantiques comparées" au cinéma art-et-essai de Chainaz-les-Frasses. Je prends des places?
samedi 17 février
"Le GranD SilencE", un titre qui fait rêver
Ce qui n'est pas le cas du film éponyme. Vous savez que sous peu, je vais devoir me déguiser en moine pour aller espionner le biogaz d'une abbaye; il me fallait donc une ou deux références, histoire de ne pas arriver avec un décalage vestimentaire issu des films publicitaires de "chaussée aux moines". Je fais mon travail sérieusement. A tel point que je viens de me taper 2.47h de "grand silence". On m'avait dit que c'était bien, reposant, très zen et, surtout, extrêmement intéressant. Honnêtement, je ne vois pas. La grande chartreuse est un monastère de l'ordre des Chartreux (ordre fondé en 1024 par Bruno, ça c'est pour Posuto. Ah, ça vous change de Gloria Talbott, hein?). Bien.
Au monastère de la grande Chartreuse, on trouve environ 15 moines répartis dans des bâtiments qui pourraient abriter la population d'une ville de taille moyenne. Vieux mais bien entretenus (les bâtiments; parce que les moines...). Il y a frère jardin (qui est aussi frère gamelle à double titre: il cuisine, et il se prend des croutins sur la neige en hiver), frère bois, frère chariot (dont le petit chariot en bois (fabriqué par frère bois) gagnerait en efficacité et en silence s'il était régulièrement graissé), frère tissu, qui coupe n'importe comment des robes de laine qu'il ajuste ensuite avec de petits bouts de ficelle selon la corpulence du sujet, je ne crois pas que Karl Lagerfield apprécierait ce laxisme, frère chat (lui, il a trouvé la planque; apparemment, il ne fait que nourrir les chats. C'est un petit malin, il a trouvé le moyen de briser la règle de silence en faisant prrrrt ppprrrt ppprrrrt avec sa bouche pour appeler les félins), et frère cloche, qui prend un malin plaisir à réveiller tout le monde à 4.OO du matin. Ce qui est chouette, c'est que personne ne semble lui en vouloir. Parce que moi, si tu me réveilles en me mettant la tête dans le grand bourdon de Notre Dame, tu as intérêt à prévoir l'abri antimissiles et le bouclier nucléaire. Une fois réveillés, ils se disséminent tous dans des alvéoles en bois (frère bois) pour chanter. De temps en temps, il y a des avalanches à l'aube dans le massif de la grande Chartreuse, mais rien n'a encore été prouvé. J'en soupçonne quelques uns d'en profiter pour roupiller encore un peu: il y a beaucoup plus de capuches que de voix. De temps en temps (mais pas très souvent), un frère est ordonné. Ce qui ne signifie pas qu'il range ses affaires (de toute manière, il n'en n'a pas, le voeu monastique est très strict au sujet des effets personnels).
Après avoir chanté, ils retournent dans leurs cellules pour lire et pour méditer. Le pire, c'est qu'ils le font vraiment. Parce que moi, si je savais que personne ne me voit, j'éviterais de me ruiner les rotules sur un escabeau en bois (frère bois) et je me mettrais sous la couette pour lire les aventures de Bibi Fricottin. Au pire, je mettrais un petit coussin.
Tous les Dimanche, ils mangent ensemble (frère jardin) sur une grande table en bois (frère bois) dans des robes toutes propres (frère tissu) après les vêpres (frère cloche). Frère chat s'occupe des chats. Il a bien tort, car ce jour là est un jour joyeux, les moines ont le droit de parler. Ils ont l'air aussi réjoui qu'une bombe à neutron d'ailleurs. Et font de bonnes blagues sur un robinet qui goutte, et sur de délicats points de scolastiques comme " de l'utilité de se salir les mains avant de les laver". Comme ils n'ont pas parlé depuis six jours, ils en rajoutent un peu (enfin bon, ils ne mettent pas non plus du poil à gratter dans la capuche de frère cloche ni de coussin qui fait pouèt sur le banc du chef mais c'est limite).
Ça dure 2.47h, mais ça procure un petit effet "hibernatus" assez déstabilisant. Quand vous sortez, vous avez l'impression d'avoir loupé une saison. Voire 3. Le réalisateur vous fait même croire que ça va recommencer car il termine son film sur l'image du début (il a fait l'école du rire de la grande chartreuse, c'est un plus). Ne vous inquiétez pas, le timing est bien fichu, les lumières s'allument quand vous commencez à hurler.
Il est temps d'un petit tapas nocturne.
jeudi 26 octobre
InfO ou IntOX?
J'ai lu quelque part qu'il était tendance, sur une chaîne bien connue de tous, de présenter le journal télévisé en faisant un petit strip-tease; entendez par là que la présentatrice commence toute habillée ( en début de journal, c'est l'international, les seismes, les meutres, faut pas pousser quand même), qu'elle tombe la chemise au niveau des infos nationales (foires agricoles, grèves des PTT, découverte d'une nouvelle planète...) et qu'elle vous dit:"bonsoir chers amis et merci d'être restés avec nous" en petite culotte.
Je n'ai pas la télé, je n'ai donc pas vérifié l'info. Je n'ai pas la télé parce que, lorsque celle-ci a rendu l'âme aux termes de bons et loyaux services rendus successivement à mes grand-parents, mon oncle, et moi, je n'ai pas jugé utile de convertir le prix d'une semaine de vacances en une machine assez moche, définitivement bête et parfaitement calibrée pour vous applatir le dernier neurone vaillant de votre cerveau. Enfin bon, je ne vois pas pourquoi je me justifie, après tout, je fais comme je veux alors voilà je n'ai pas la télé.
Mais là n'est PAS où je voulais en venir. Admettons que tout ceci soit vrai (et je n'en doute pas un seul instant); voilà qui pose DEUX problèmes. 1) Quand une chaîne télévisée estime que, pour tenir en haleine ses téléspectateurs, il soit utile de faire présenter l'émission par une journaliste qui va tout tomber au fil de l'actu SAUF ses lunettes de première de la classe, c'est qu'elle vous prend pour des mous du bulbe (je vous rappelle que je ne suis pas concernée, j'écoute les infos sur Radio-Londres (captée grâce à mon grille-pain) et là, les journalistes peuvent bien être à poil, ça n'altère pas le contenu). Et qu'elle n'a rien trouvé d'autre pour fidéliser l'auditoire, ce qui est assez lamentable.
2) J'ai comme qui dirait l'impression que même si vous êtes major de votre promo, que vous avez un QI de 412 et que vous faites péter le scoop du siècle toutes les 3 secondes parce que vous êtes une bête de professionnalisme, vous n'avez aucune chance de vous faire embaucher sur cette chaîne si vous mesurez 1m42 pour 92 kg (si en plus vous avez 3 yeux, une patate sur la langue et le cheveu rare, il faut faire quelque chose. Vous avez pensé à vous faire embaucher comme effet spécial dans un film de science-fiction?).
Voilà exactement le genre d'info qui me met en colère, parce qu'elle contient tous les ingrédients d'une civilisation arrivée à un point de non retour: on nous prend pour des raves, et on essaie de nous tenir par le fantasme; en tant que membre de cette civilisation, je me sens assez insultée.
mardi 19 septembre
Vide l'eau du bain dans le landau, j'ai un morse sur le feu
Bon. Que les habitués de mes anciens blogs m'excusent (car oui, il en reste quelques uns) et évitent de m'envoyer des parpaings au visage, il fallait que je replace celui-ci. En plus, ça me donne la chance de fourguer un de mes montages spécial pourri alors tu penses bien si je vais me gêner.
Il ne faut pas négliger la culture. Dans le cadre d'un programme élevé au terme duquel j'ai le dessein d'atteindre à l'omniscience, j'ai visionné hier toute une floppée d'épisodes de la série "cosmos 1999" (c'est plus ludique qu'un reportage sur la fabrication des santons de provence), merveilleux feuilleton improbable où tous les héros se baladent en pyjamas et ceintures de plastique à l'intérieur d'un vaisseau pas plus gros que la queue d'une pelle. Il arrive toujours toutes sortes de trucs hallucinants (rencontre avec une pure conscience qui ressemble à un protozoaire, guerre spatiale avec des entités dessinées par un lépreux aveugle, passage fulgurant et soudain dans une dimension plate où même l'épaisseur de Pavarotti se résumerait à un micron...), que la bonne doctoresse soigne immanquablement à coups de seringues de la taille d'un tracto-pelle. Même les navettes spatiales confectionnées à grand renfort de Clippo par mon neveu de 3 ans ont l'air plus sophistiqué que les Aigles du capitaine Machin (son nom m'échappe).
Le génie de la série se résume au casting; les 3 vedettes principales sont, dans l'ordre d'importance, Martin Landau, Barbara Bain et Barry Morse.
Il est certain que Martin Poussette, Barbara Douche et Barry Phoque, ça pèterait un peu moins.
dimanche 27 août
BonJouR CheZ VouS
Revu hier un épisode du "prisonnier". Je ne me souvenais pas à quel point cette série pouvait être déjantée, spécialement les épisodes écrits et réalisés par l'interprète, Patrick Mac Goohan. Donc, dans l'épisode d'hier, le N°2, qui a la même tête qu'Alain Bombard, décide de faire régresser le N°6 dans sa petite enfance pour comprendre quelles sont les raisons qui l'on poussé à démissionner. Pour ce faire, il lui colle sur la tête, pendant son sommeil, une espèce de soucoupe en inox qui lui balance en pleine face 3 séries de rayons 6 fois 20 (c'est le nom de la fréquence utilisée...). Moi, si on me balance dans le groin l'équivalent de 1000 lampes tempêtes pendant que je dors, je me transforme en grosse femme verte qui grogne et qui bave et j'atomise tout ce qui me tombe sous les griffes. Le prisonnier, lui, continue sa sieste avec un sourire séraphique sur les lèvres. Quand il se réveille, il a donc régressé (grâce aux rayons 6 fois 20), et appelle le N°2 "papa", puis "professeur", puis "monsieur", puis "capitaine". A partir de là, l'histoire part en vrille, et on voit un majordome se promener dans tous les coins avec des objets sur les bras ou sur la tête (je crois même qu'à un moment, on le voit traverser la pièce avec un trombone à coulisses) et chevaucher un cheval de bois en chantant une chanson. Pour finir, c'est bien sur N°6 qui gagne, et le N°2 s'écroule dans d'atroces convulsions après s'être enfermé dans une cuisine équipée protégée par une grille en fer forgé, et on entend le rire sardonique du prisonnier en écho jusqu'au générique de fin. Je ne sais pas ce que prenait Patrick Mac Goohan au petit déjeuner, mais ça devait vriller gras les neurones.
PS: le premier qui me raye la peinture aujourd'hui, je lui balance un 6X20 dans les genoux.
Bonjour chez vous.
samedi 22 juillet
VenI VidI DaVincI
Bonjour. Je me présente: Melle Bille, critique de bousins cinématographiques. Non, sans rire, ça fait 2 en 15 jours, et des longs, il va falloir que je songe à me reconvertir rapidement (j'envisage d'ailleurs d'écrire un post sur le dernier spot publicitaire de Nespresso). Pourquoi, me direz-vous? Pourquoi s'auto-flageller la rétine quand on sait très bien que Ron Howard ne fut jamais aussi bon qu'en adolescent cucul dans "happy days"? Parce que j'avais promis. Voilà. Une promesse est une promesse, si naze soit-elle, je suis un coeur pur et une âme noble, alors cochon qui s'en dédie "crotouille tu n'as donc pas oublié? bon bon ok je suis en bas dans un quart d'heure tu es certain de ne pas vouloir aller voir le dernier Almodovar bon d'accord ok et le dernier Moretti non plus? bon bon ok d'accord ok oui je sais j'ai promis on fait tous des bourdins dans la vie mais bon j'assume okokok".
LA EST LA LA DESCENDANTE DEgros crottin mou (le film, pas sean Connery), parce que ce long-métrage est très très paranoïaque, et j'ai maintenant peur qu'un membre de l'opus dei ne soit dissimulé à l'intérieur de mon clavier et ne m'envoie cramer dans les flammes du malin. En plus, c'est un film dont on a l'impression qu'il ne va JAMAIS se terminer, et que nous allons tous rester à jamais coincés dans un fauteuil de cinéma, sans pop-corn et sans miko, à regarder Tom Hanks, son triple-menton et Jean Reno (que je soupçonne d'avoir écouté l'intégrale de Leonard Cohen avant de tourner tellement il a l'air au bord du colapsus) se courir après dans les endroits les plus exotiques de la planète (une église, un cimetière, un charnier, un crassier, des mines de sel, un tonneau, une benne à ordures, une fiole de poison, un dé à coudre...etc etc). Des qu'on le prend au second degré, le film devient assez distrayant, on peut l'imaginer sponsorisé par Marvel. En effet, on reconnait, dans le rôle du méchant ecclésiaste (un cardinal ou un archevêque, je ne sais pas trop, je suis peu au fait de la hiérarchie épiscopale), le docteur Octopus de Spiderman2, et le Magnéto des XMen1 et 2 en professeur fou terriblement érudit. Pour un peu, on verrait bien DarkVador sortir de derrière une colonne, se planter devant Aurélie Tautou et lui sussurer:"krrr krrrr, je suis ton père, Aurélie". SAUF QUE AMELIE, AUDREY, AURELIE TAUTOU EST
C'est dommage de devoir se tapper un voisin qui ronfle pendant 2.30h pour en arriver là. D'autant que j'avais oublié mon petit gâteau au chocolat dans le four avant de partir, et que maintenant, il est tout sec et ressemble à une hostie au nutella.
Je me demande si c'est tendance à l'opus dei, les hosties au nutella.
samedi 27 mai
A l'ImpossiblE, Nul si découvert. Pardon, n'est tenu.
Je suis très très déçue, "mission impossible 3" est un sombre bousin. Je me demande bien ce que j'attends de films pareils, étant par essence (et par gaz aussi) extrêmement réactive au vieux feuilleton de ma jeunesse dans lequel on voyait un Peter Graves impeccable à la mèche délicatement argentée (ce qui lui donnait un petit côté acteur-porno pas désagréable) donner des ordres incompréhensibles en plissant les yeux à Peter Lupus, Martin Landau et Barbara Bain (croyez le si vous voulez, mais je me souviens instantanément de tous les noms d'acteurs de séries w, c'est un don) et serrer la mâchoire lorsque son petit mini revox (le fin du fin de la technique à l'époque, c'est dire) s'auto-détruisait dans les 30 secondes (je signale qu'on retrouvera plus tard Martin Landau et Barbara Bain dans "Cosmos 1999", affublés d'un compagnon répondant au nom de Barry Morse, ce qui me fait encore rigoler 25 ans plus tard).
Oui mais là, on nous alléchait gras quand même. Non seulement il y a Lawrence Fishburne, qui, d'une manière inexplicable, provoque en moi des décharges nucléaires d'érotisme (je ne sais pas si c'est à cause de sa grosse bouche ou de sa petite vérole galopante, je me liquéfie chaque fois qu'il apparaît quelque part; ce type a un pouvoir magique), mais on nous promet en plus le plus saligaud de tous les saligauds de l'univers, et j'adore les saligauds au cinéma. J' échange (avec Grand Volontiers) 27 Obi Wan Kenobi contre un Hannibal Lecter. Quand on me promet le plus salopard des enfoirés, j'envisage donc un grand voyou extrêment classieux et cruel qui prend un malin plaisir à couper les ongles de ses prisonniers avec un cutter rouillé en 10 minuscules parcelles strictement identiques (les grands voyoux classieux sont également mono-maniaques). Ensuite, il les arrache une à une avec une pince à épiler sans un frémissement de narine, et il les jette avec dédain au chat Afghan qui ronronne entre ses mollets. Bien sûr, il parle avec un accent slave et porte un monocle. Cerise sur le gâteau: il collectionne les dés à coudre, ce qui lui confère une part d'humanité (je me demande si je ne suis pas en train de me ridiculiser en décrivant là une version légèrement décallée de Fantomas). Bref, je fantasme à tout-va sur les super-méchants de celluloïde.
Mais quelle déception bon dieu! Philip Seymour Hoffman est un tout petit garnement gras, limite je lui ricane au nez si je le rencontre un soir de pleine lune dans le château de Dracula. De toute manière, on ne le voit que 40 secondes, il en gaspille 20 à enfoncer une mini-bombe dans le cerveau de Tom Cruise (enfin bon, ce n'est pas lui qui se charge du sale boulot, c'est son âme damnée. Lui, il se contente de ricaner en faisant la moue), 10 à se nettoyer le plastron dans les toilettes du Vatican et 10 à se faire aplatir par un camion. Excusez moi, mais question cursus de vilain, on a vu plus étoffé.
Côté héros, on découvre que Tom Cruise a une nouvelle corde à son arc d'agent spécial, il sait faire l'amour dans un hôpital entre un haricot plein de scalpels et une lumière qui clignote. En outre, il court comme un play-mobile.
Je déconseille "mission impossible 3" aux gens munis de sontones et de piles cardiaques, aux épileptiques, aux amateurs de bon goût, à mes amis
Je déconseille ce film.



