Le Troisième Wagon

le quotidien d'une journaliste-pigiste; car un blog futile, c'est un blog utile. Parfois, ce blog parle également des santons de provence et de Cosmos 1999. Mais c'est plus rare.

vendredi 29 septembre

Ami BabouZe, AlohA

Bienvenue et bonjour. Viens tricotter des fromages et élever des pulls naturels sans sucre ajouté, viens faire un feu de bois, tombe les chaussettes en nylon et regarde comme les étoiles sont belles après que tu aies dévoré ton omelette aux champignons sacrés (et après, si tu veux, tu pourras aller vômir ton omelette sacrée derrière les fagots, et même accessoirement regarder comme c'est beau).

Sans rire, ça fait tout chaud de ré-entendre ça (sauf si tu n'as pas d'enceintes bio en macramée et une écharpe bénarès dans les cheveux). C'était doux et tranquille, on repeignait les nuits, jour après jour; nous étions colorés comme de petits éclats de verre pas encore polis par la mer.

Que c'est bon de venir te revoir.

Un post pour rien, juste parce que tout est bien.

Posté par Melle BillE à 22:14 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mi-figue Mi SaisoN: les VRAIS problèmes.

fashion

   Franchement, c'est pénible. Je n'ai rien, à priori, contre les climats continentaux, j'arrive même à trouver quelque délice à la succession des saisons (SAUF l'hiver que je hais, que j'abhorre, que j'abomine et que si c'était quelqu'un, je lui ferais frire la langue au toaster pour lui faire les pieds); c'est vrai, c'est assez sympa de glisser comme ça d'un trimestre à l'autre avec la quasi certitude des fleurs et des couleurs (ami botaniste, cette parenthèse te concerne; nous allons entrer dans l'automne: le raison est-il une fleur?). MAIS LE GROS PROBLÈME, C'EST QUAND MEME LA CHAUSSURE. ça parait anodin, comme problème, mais pas tant que ça; parce que si vous n'êtes pas bien dans vos pompes, vous n'êtes pas bien dans la vie. Et le voilà, le drame de la mi-saison: quand il fait plein soleil, c'est excitant d'user ses tongs jusqu'à la marguerite tout l'après-midi, mais dès que le soir tombe, il fait tout-à-coup tellement froid que vous attrapez un rhume des pieds. Je le sais, j'ai vécu hier soir le calvaire de l'apéritif en terrasse et ce matin, mon gros orteil a le nez qui coule. La solution serait d'avoir un sac-à-main vaste comme une benne-à-ordures et d'y glisser pèle-mêle une cotte de maille, une paire d'après-ski, des chaussettes en tricottin et le passe-montagne breveté Frison-Roche, et d'enfiler tout ça à la fraîche, mais si c'est pour se balader toute la sainte journée en robe de mousseline et sac-à-dos Sherpa, merci bien, j'ai déjà suffisamment de mal à transporter mon trousseau de clefs, mon Zippo et mon portable (mon cerveau est lui aussi intransportable, c'est la raison pour laquelle je le laisse à la maison quand je sors). De toutes manières, j'ai fait mienne la célèbre devise de Roger Moore: "plutôt luxe que confort"(je me demande si ça ferait bien sur un blason, ce genre de devise, en latin); ce qui signifie que je me refuse absolument au port de la chaussettes, sauf par -17°. La seconde solution s'avère la plus pratique: changer de continent avec les saisons.

En conséquence de quoi je vous annonce mon envol imminent pour la micronésie, dans une île du nom de Tûû-Pûû, avec tout plein d'indigènes nus qui chantent sous les frangipaniers. Avec des ukulélé (Président, je vous serais reconnaissante de bien vouloir fermer votre clapet si c'est pour parler d'Hawai. Merci).

PS: si ce post déclenche une polémique, j'avale une poule vivante.

Posté par Melle BillE à 07:54 - VieQuotidiennE - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 28 septembre

Ceci est un Exercice de StylE

204828442_0b9950f619    Je n'avais pas particulièrement envie de la manger, cette choucroute. Je sais bien que nous sommes à l'entrée de l'hiver, qu'il faut faire du gras pour se protéger des frimas (alors qu'il serait plus simple d'enfiler 3 vilaines polaires sur 2 Damart, de s'oindre le corps de graisse d'ours, de mettre un cirée marin par-dessus tout ça et hop, le tour est joué; mais question séduction, ça me laisse un tantinet dubitative, sauf si l'on déjeûne avec Stevie Wonder), mais une choucroute en Septembre a quelque chose de désespéré; comme si on abdiquait. Enfin bon, soyons de bonne foi, ça n'est pas tant la choucroute que ce qui se cachait DERRIERE la choucroute qui me posait un problème. Mais au moins, je vais pouvoir biffer de mon carnet de bal le nom de cette chose et écrire juste en face: c'est fait.

Nous sommes tous passés par là: affronter un déjeuner, dîner, soirée, moment, voyage en voiture, entretien (rayez la mention inutile) qui tourne au sacrifice. On se pose, le sourire aux lèvres, l'esprit grand ouvert à la perspective d'un échange passionnant, et 3 minutes plus tard, on a déjà envie de simuler un évanouissement ou une gastro (dans le cas d'un échange mâle-femelle, la gastro est de meilleur aloi, car très rédhibitoire. Et ne venez pas me dire que votre imagination ne travaille pas à la vitesse du son dans ces cas là, je ne vous croirai pas). Je n'étais déjà pas bien certaine qu'une choucroute puisse motiver mon instinct de séduction (une crêpe non plus d'ailleurs), mais bon; face à George Clooney (c'est un exemple), je serais capable de dévorer un pudding au flétan en me tapotant l'abdomen et en rôtant -abdullah- j'ai -bien- mangé.

PAR CONTRE, je n'éprouve pas le moindre plaisir à déguster du Bocuse face à un test de Rorschach (alors une choucroute...). Le repas a duré 2.00, et j'ai dû placer 4 mots (dont 2 onomatopées et une sonnerie de téléphone). Vous connaissez tous la tactique du pilotage automatique. Au bout d'un moment, vous abdiquez, vous vous branchez mentalement sur le réseau de la police du territoire qui a des informations passionnantes à communiquer (ou vous vous récitez un poème de Ronsard), vous dressez la liste de vos courses, et vous vous gauffrez lamentablement parce que votre vis-à-vis vient de vous poser une question sur votre sport préféré, à laquelle vous avez répondu "bleu, mais à la page 3" (aucune importance d'ailleurs, il n'écoutait pas la réponse. ça lui a juste permis de rebondir sur son sport à lui). Au fromage, vous ouvrez un large bec, pas pour laisser tomber votre proie comme disais le bon Jean DeLaFontaine, mais pour bailler très ostensiblement et sans la moindre retenue. Toujours aucune réaction de l'autre côté, il en est à peine à vous parler de sa vie conjugale malheureuse, le regard perdu dans un désert douloureux. Au dessert, votre nuque repose sur le dossier de la chaise, vous laissez échapper un petit souffle régulier, vous avez la même pose qu'un adolescent dans un dîner de famille, et vous vous grattez machinalement le mollet parce que vous êtes en train de rêver que George Clooney vous enlève vos bas. ça tombe bien, il va pouvoir vous dire qu'il souffre d'insomnies chroniques, et assortir sa phrase d'un clin d'oeil un rien canaille. Au café, votre front repose sur le plateau de mignardises, vos bras ballants vous donnent un petit côté gibbon assez animal, et vous vous réveillez parce que le garçon vient de poser la soucoupe de l'addition sur votre tête.

Et bien entendu, vous payez votre part ("je ne voudrais pas heurter votre prétention à l'égalité", ose-t-il vous sussurer onctueusement. Et le pire, c'est qu'il le croit VRAIMENT).

RESUMONS NOUS: j'ai mangé une choucroute dont je ressens encore maintenant les effets néfastes sur mon estomac et sur mon design général. En compagnie d'une boite à sons inépuisable du nom de Bril (nom: bril. Suivez, nom d'une ventouse!). ça m'a coûté 27 euros. Je ne remettrai jamais les pieds dans ce restaurant, parce que j'y ai baillé, ronflé, je m'y suis gratté les mollets et j'ai glissé de la chaise 2 fois.

Et bien entendu, rien de tout ceci n'est vrai. En fait, j'ai déjeuné devant les informations. Ah non, ça non plus ça n'est pas vrai; je n'ai pas la télévision, j'ai été chez le coiffeur, non plus; zut, j'ai fait des ratures ;Enfin bon, je ne me souviens plus...

Posté par Melle BillE à 15:02 - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 26 septembre

Petite GaudriolE et PaS de DansE (enfin si. Bon. un pas de danse, quoi)

monstretbille

BONUS:

Je tiens à dire que les souris optiques bouffent 10 fois plus de piles LR3 que les MP3 (qui ne fonctionnent qu'une chanson sur 17), que la crème de jour "Noxe Merveillance et Splendeur" dans l'oeil gauche, ça vous donne une allure de cyclope pendant 2 heures, que les 6 clopes fumées, justement, pendant ces 2 heures vous écaillent la glotte, qu'Aspegic 1000 anti grippe, c'est une vaste foutaise à  piston, et que MétéoFrance s'est ENCORE gourrée dans ses prévisions (note à un employeur potentiel de MF: si vous avez du boulot, je prends. Je suis incollable sur les basses pressions et je me trompe très souvent moi aussi).

Pour le reste, on fait comme d'habitude.

Posté par Melle BillE à 21:24 - FouRReTouT - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 25 septembre

Un DiManChE A La CaMpaGnE.Part2 (celui là aussi il est long; et alors?)

x_oasis_des_tempetes_jj_2

Voilà; c'est au terme de ce périple éprouvant (au cours duquel l'idée d'un train fantôme particulièrement effrayant a germé dans mon cerveau infesté de bactéries) que je cahote jusqu'à un amas de 6 maisons (style Savoyard pré-jurassique avec torchis, ardoise, buée sur les fenêtres et bidons de lait cabossés, tout ce que j'aime). Je sais que la maison de mon ex fiancé est à 500 mètres à l'extérieur, et vu que j'ai déjà 3 ans de retard, je peux prendre le temps d'aller voir le cimetière. J'aime bien voir les cimetières des villages, c'est assez apaisant. Sauf que celui-ci ne m'apaise pas DU TOUT, car il n'y a que 3 noms de famille répartis sur la cinquantaine de tombes. Vous imaginez le taux de consanguinité (cette fois-ci, j'entends presque l'air de banjo de "délivrance")? Je frémis un bref instant avant de remonter dans la voiture à la vitesse du son et de démarrer à tombeaux ouverts (ce qui est de circonstance), et c'est dans une projection de gravillons et de bouses molles que je pile net devant la maison, exactement 3 dixièmes de seconde plus tard. J'ai les pieds couverts de vacherin, il pleut, on ferait frire un sanglier sur mon front tant il est chaud, et je dois passer le cap de la visite pré-prendiale de circonstance: la maison. Dans le post précédent, je vous ai dit que des détails en apparence anodins auraient leur importance, nous y voilà. P. et moi n'étions d'accord sur RIEN, encore moins sur la décoration (je préfère matraquer un indésirable avec un sabre-laser plutôt qu'avec une fourche en bois, si vous voyez ce que je veux dire); je savais donc à peu près à quoi m'attendre, mais en aucun cas je ne m'étais préparée à ÇÀ.

Imaginez TOUT ce qui peut vous coller un blues à vous faire sauter la cervelle à la chevrotine, ajoutez la pluie, une bonne grosse grippe bien grasse, touillez, remuez, et immergez vous dedans pendant une journée. Voilà, vous y êtes.

En ce qui me concerne, rien ne me déprime d'avantage que de petits rideaux en crochet, une table basse faite avec une roue de charrue, un demi-tonneau qui sert de bar, du mobilier en faux rustique mais en vrai massif (que quand tu cognes dessus avec l'index, tu te pulvérises la jointure), une chaîne hi-fi avec les enceintes collées de chaque côté, un grand poster de forêt Canadienne en trompe-l'oeil sur le mur, un papier tue-mouches en spirale avec tout plein de mouches mortes dessus, des verres à moutarde avec un petit dessin con sur le devant (Astérix et Obélix ou Averell Dalton et Rantanplan), des lampes de chevet en fer forgé, et une horloge en ardoise (avec un paysage Alpestre peint sous les aiguilles). Je suppose que le tapis en peau de vache est au dégraissage. Le tout dans le trou du cul du monde, et sous la pluie. Et en compagnie de votre ex-fiancé qui a ingurgité 3 doubles whisky en vous attendant, et qui parle tellement fort que lorsqu'il dit "bonjour", ça fait tomber un rocher de l'autre côté de la vallée. Vous avez au minimum 40° de fièvre. Vous savez que la journée va être très longue, et qu'il va vous falloir au moins 3 heures pour redescendre chez vous. Vous savez que votre ex fiancé est un naze en cuisine, qu'il confond bien cuit et calciné, et vous n'aurez pas de dessert puisque vous avez piétinez votre vacherin en route. Vous savez aussi que sa conversation (celle de votre ex, pas celle du vacherin) est un rébus indéchiffrable après le 4eme double whisky, et il vient de s'en servir un sixième.

Vous avez envie d'être loin, très loin, et si possible oubliée du reste du monde.

PS: je reviens, je vais changer l'urgo de mon majeur.

CONCLUSION: Lorsqu'enfin vous rentrez chez vous par nuit noire sous un déluge biblique et qu'on vous téléphone pour aller voir la dernière séance de "World Trade Center" (qui est un gros bousin), DITES NON. C'est uniquement parce que je n'en n'avais pas la force que je ne me suis pas fait sauter la cocotte.

Posté par Melle BillE à 12:24 - VieQuotidiennE - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un DiManChE A La CaMpaGnE.Part1 (je vous préviens, c'est très long et pas forcemment intéressant, prenez vos responsabilités)

x_tarzanetlesafari_jj  Quand j'y réfléchis bien, j'ai connu des jours plus éprouvants. En 1982, j'ai passé 3 jours en prison à Zagreb, ça vous rend très humble et ça vous rabat le caquet pour un moment. En 1985, j'ai dormi dans des toilettes publiques Suisses, dans lesquelles les chasses d'eau se déclenchent automatiquement toutes les 5 minutes; ça vous rend très patient et assez philosophe. Cette même année, j'ai fait 6 mois de rodéo en chaise roulante, ça vous garantit que vous ne serez jamais petit rat de l'opéra. Et puis j'ai dormi dans des baignoires, j'ai courru après un type au camping "Riviera sul' Pô" de Turin pour qu'il me rende mes chaussures, un monsieur sans doigts a gratté à ma porte à Argos (un patelin complètement pourri quelque part dans le Péloponèse), je me suis retrouvée à boire du thé avec tout un Oued dans un foyer Sonacotra à 3.00 du matin...etc; enfin bref, la vie, comme vous et moi (si si, réfléchissez bien; vous aussi vous avez fait plein de trucs drôles et incohérents. Réfléchissez bien). Mais quand même, à mon âge, je pensais qu'à présent la vie serait une rivière de rubis et que bon, je vais peut-être arrêter de me fourrer dans des situations minables.

Hé bien non; la propension à se foutre en l'air une journée est un trait de caractère qui ne change jamais.; et j'ai foutu en l'air mon Dimanche. Je me suis réveillée avec les jambes en nylon, l'impression d'avoir la tête bloquée à l'intérieur d'une friteuse et la voix réduite à un gémissement de punaise, ce qui fait que quand tu parles, c'est comme si tu produisais des ultra-sons et personne ne t'entend. Première grippe de l'année, je fais un voeu. Je serais bien restée à faire la glauque toute la journée au fin fond de la couette, d'autant que dehors, j'entends Noé construire son arche sous les trombes d'eau. Mais je ne pouvais pas, j'avais accepté une invitation de mon ex fiancé à venir voir sa nouvelle maison (achetée il y a 3 ans, c'est dire le nombre de fois où j'avais reporté ce déjeuner), quelques part dans la montagne au bout du trou du cul du monde dans un hameau dont le nom a dû être inventé pour la circonstance. Mon ex fiancé est un garçon très sympa, surtout qu'il mesure 2,10m et pèse 120 kg, que je donne des cours à ses filles et qu'il serait capable de péter les genoux à quiconque m'importune un peu trop (ce dont je luis sais grée, malgré mes réticences à employer la force dans certains cas de figures). Nous nous sommes séparés pour divergence d'opinion sur à peu près tout (ces détails paraissent anodins mais vous verrez qu'ils ont leur importance), mais avons su conserver de bonnes relations ( parce qu'il n'y a rien de plus con que se détester après s'être follement aimés. Je veux dire par là que c'est incohérent et stérile d'user de la bonne énergie à haïr une personne dont on a souhaité un jour partager la vie, ça ne rime à rien, et d'ailleurs, ça ne fait même pas de beaux poèmes. Mais je m'égare). Donc, dans un abominable coîîîîînnnnc grinçant, je me suis dépliée (essayez de marcher avec des jambes en nylon, je vous garantis la franche rigolade), j'ai avalé 22 Aspégic 1000, coiffé ma chevelure au rateau, suis passée prendre un vacherin à la boulangerie (la boulangère m'a d'ailleurs confirmé que j'aurais dû rester au lit, elle a crû que je revenais d'un stage chez les marine's), et j'ai pris la route avec cette impression latente de naviguer à vue et en pleine tempête au large de la Patagonie. Je ne savais tout bonnement pas où mon ex fiancé habitait, nous avions prévu un radio guidage à partir du moment où les congères bloqueraient la route.

Pour aller jusqu'à ce hameau (dont je tais volontairement le nom; d'une part parce que vous ne le trouverez nulle part sur une carte et d'autre part parce que si mon ex fiancé tombe sur ce post, il pètera MES genoux), il faut grimper 1,30h à travers des forêts infestées d'ours et de loups; sous la pluie, c'est comme participer à la réalisation de "délivrance", sauf que délivrance est un film. Au terme d'une dizaine de virolons tellement raides que vous avez l'impression de tourner sur vous-même autour d'un point fixe, le vacherin tombe à vos pieds, éclabousse la pédale de vitesse et le frein à main, et vous êtes saisi d'un léger vertige dû à la raréfaction de l'oxygène. De toutes manières, vous êtes dans une espèce de plénitude désespérée, votre cerveau est envahi par les microbes, vous ne pouvez pas faire marche arrière et il n'y a qu'une route. Logiquement, elle doit aboutir quelque part. A ce moment de l'ascension, mon téléphone a sonné; j'ai décroché, il a émis quelques petits crachotements tuberculeux avant de se taire à jamais, j'avais déjà une heure de retard...

PS: la suite de ce post est à suivre, comme son nom l'indique, mais je viens de fracasser dans l'évier mon dernier verre ballon et de me coupetter tous les doigts avec, aussi vous priai-je d'attendre les urgo salvateurs pour la suite de cette histoire fascinante.

Posté par Melle BillE à 09:34 - VieQuotidiennE - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 22 septembre

Les SuperHéros dont les super pouvoirs servent PARTICULIEREMENT à super rien

WB1_marvel2

Pense à t'abonner à ton magazine favori sponsorisé par Marvel, DC comics et le Docteur Apfelsheim Himmelstrumpf Von Chargesdeswalkiri; si tu t'abonnes par Internet, tu gagnes un décalcomanie musical de DwarfAtoR, le super-héros qui sert à super rien et qui en plus est un super nain.

Et 10 leçons gratuites de kazoo avec la partition de "casse-noisette" dédicacée par Marcel Amont.

Sans compter que tu vas pouvoir suivre les aventures palpitantes de "SuperAttachéCase" contre "SugarHead"et savoir ce qu'il est advenu de notre héros .Et connaître les recettes aphrodisiaques en couleurs de Ginette Mattiot.

.

Si après ça tu ne t'abonnes pas, tu peux retourner dans ton trou pourri et lire Bibi Fricottin.

jeudi 21 septembre

ZorbillE ToutpourritakiS

Zorbille_AnD_YorgO ça n'est pas bien raisonnable tout ça; c'est juste l'appel des ailes îles, un achat d'impulsion et comme une pulsion, l'appel du Bleu. Certains, pour être heureux, ont besoin de matière. Donnez moi un avion, j'élargirai ma terre.

Il m'attendait depuis trop longtemps, mon rocher sur l'azur; j'y ai vécu trop doux, trop noyée, trop parfait.

Je ne crois pas avoir été plus heureuse depuis longtemps; mon petit minotaure, mon grand jardinier, a rejoint le présent. Il est là, dans mes mains.

ça ne parait rien, 3 heures d'envol; c'est comme une danse. Et 5 heures de ferry, gavée de Papadopoulos et les yeux dans l'écume. Je ne vais pas loin, je vais ailleurs, je retourne chez moi.

Ma Carine est là-bas, aussi; je vais la revoir, voir sa vie, la retrouver enfin, et rétablir l'assiette d'un grand morceau de coeur.

Je n'ai pas été à ce point heureuse depuis longtemps.

.

Posté par Melle BillE à 19:50 - LégerCommeL'EgéE - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 20 septembre

Un célèbre MontagePourri (en attendant le temps et l'inspiration)

NY_times

Posté par Melle BillE à 11:48 - FouRReTouT - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 19 septembre

Vide l'eau du bain dans le landau, j'ai un morse sur le feu

cosmos1999Bon. Que les habitués de mes anciens blogs m'excusent (car oui, il en reste quelques uns) et évitent de m'envoyer des parpaings au visage, il fallait que je replace celui-ci. En plus, ça me donne la chance de fourguer un de mes montages spécial pourri alors tu penses bien si je vais me gêner.

Il ne faut pas négliger la culture. Dans le cadre d'un programme élevé au terme duquel j'ai le dessein d'atteindre à l'omniscience, j'ai visionné hier toute une floppée d'épisodes de la série "cosmos 1999" (c'est plus ludique qu'un reportage sur la fabrication des santons de provence), merveilleux feuilleton improbable où tous les héros se baladent en pyjamas et ceintures de plastique à l'intérieur d'un vaisseau pas plus gros que la queue d'une pelle. Il arrive toujours toutes sortes de trucs hallucinants (rencontre avec une pure conscience qui ressemble à un protozoaire, guerre spatiale avec des entités dessinées par un lépreux aveugle, passage fulgurant et soudain dans une dimension plate où même l'épaisseur de Pavarotti se résumerait à un micron...), que la bonne doctoresse soigne immanquablement à coups de seringues de la taille d'un tracto-pelle. Même les navettes spatiales confectionnées à grand renfort de Clippo par mon neveu de 3 ans ont l'air plus sophistiqué que les Aigles du capitaine Machin (son nom m'échappe).


Le génie de la série se résume au casting; les 3 vedettes principales sont, dans l'ordre d'importance, Martin Landau, Barbara Bain et Barry Morse.
Il est certain que Martin Poussette, Barbara Douche et Barry Phoque, ça pèterait un peu moins.




« Accueil  1  2  3   Page suivante »