Le Troisième Wagon

le quotidien d'une journaliste-pigiste; car un blog futile, c'est un blog utile. Parfois, ce blog parle également des santons de provence et de Cosmos 1999. Mais c'est plus rare.

dimanche 27 avril

viens jouer avec moi allez, fais pas ta bégueule tome II

exerciceIl y avait un jeu, vous êtes tout plein à avoir jouer et ça, c'est rien chouette. Pour connaitre la liste des participants et lire leurs délires de grands malades, c'est ici même.

Ce jeu est une extension du texte ci-joint. (oui, ça en fait des trucs à lire, hein?), sur une idée de monsieurmonsieur (c'est donc lui qu'il faut frapper avec un marteau)

Je ne serai malheureusement pas là aujourd'hui pour venir vous voir, je ferai une poussée dans vos univers dès ce soir.

Vous m'offrez tous aujourd'hui, bien malgré vous car je suis vile et sans scrupules, un merveilleux cadeau d'anniversaire.

Vous êtes tous dignes d'appartenir à la grande confrérie de Joachim Weston Joubert LeBlancMesnil Boz, commandant en chef de la division Tonnerre de la constellation Pegasus.

MERCI

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                                                                             Le texte du Président (vous noterez au passage que ses montages sont largement mieux pourris que les miens, ce qui est un grand signe de distinction)

boomp3.com Les Aventuriers de l'Archiviste perdu 20th_cen_1_

"Mais par le Saint Reblochon ! Qu'est-ce qu'il f... cet archiviste de mes deux n… ?" murmure Melle Bille en Romanche et en elle-même (elle est troglodyte depuis ses aventure châtelaines). Il y a déjà quelques lustres qu'elle attrape des ampoules aux fesses à rester assise dans cette bibliothèque en attendant l'arrivée du livre Qui qui va à Waïkiki ? de George C., le célèbre savant tropico-hollywoodien, ouvrage que notre hérote héroesse Melle Bille doit consulter d'urgence dans le cadre de son enquête sur les amateurs de gorets domestiques.

Que se Pulmoll ? Elle a pourtant correctement rempli sa fiche avec la cote nananinanère, comme Mme Courteneau lui en avait intimé l'ordre… Ah c'est trop fort ! Gageons qu'elle en aura le cœur net ! Jaillissant de son siège au ralenti (pour ne pas attirer l'attention de Gontrude Courteneau), Melle Bille se musse d'un mouvement reptilien par le passe-plats promu au rang de passe-livres. Au lieu d'une alignée de rayonnages poussiéreux, elle se trouve instantanément projetée au sein d'un zsazsa_billeétrange univers où coule une onde sombre.

Non, vous ne rêvez pas ! La voilà sur les rives du Styx, le fleuve des enfers. Tout en réalisant l'absurdité de la situation (on n'est jamais sur les deux rives d'un fleuve à la fois), elle perçoit une présence à ses côtés, comme surgie de nulle part. Elle reconnaît Wilbur Preston Tonnerre de la Rétif, le philosophe Boutéen, qui - sentant qu'on a besoin de sa sagesse proverbiale - lâche cet aphorisme puissant : "Ouais… hein ?". Fortifiée par tant de puissance intellectuelle, Melle Bille se jette à l'eau aux deux sens du terme et traverse le ru maléfique, Charon étant en grève ce jour-là et Cerbère dans sa famille en province (tombe bien ! elle a drôlement les miquettes avec les chiens, Melle Bille). Sur l'autre rive, elle lèche son singe sèche son linge et se dirige d'un pas souple et néanmoins conquérant vers de nouvelles aventures. Mais toujours pas de trace de l'archiviste… Las ! Doux Jésus ! Après moins d'une verste, elle se heurte au Dr. Frankenstien (de Frankenstein, Rosenstein & Frankenstien, les célèbres courtiers en reblochon bionique).

Le savant fou lâche illico des tas de vilains qui font rien qu'à embêter Melle Bille pour lui voler plein de morceaux de son corps d'albâtre afin de concocter des monstres z'affreux qui se présenteront en 2012 sous les couleurs du RPR (Rassemblement Pour le Reblochon). Et alors elle est même pas d'accord et elle appelle Georges Commissaire qui la fait souffler dans le ballon juste au moment où elle allume une cigarette, d'où explosion qui ferait sangloter d'humiliation Hiroshima comme Agacinski. S'en suit une suite (forcément) d'aventures avec de la musique qui fait peur et où c'est Melle Bille qui fait rien qu'à embêter les méchants. Et puis - moment fort - arrive la confrontation finale avec le Monstre construit par le Savant Fou avec des bouts z'et des morceaux d'innocentes victimes qui ne se doutaient de rien. Melle Bille gagne haut la main, grâce à ses Supers-Pouvoirs1. Le Dr. Frankenstien est happé par sa propre machine et aussitôt transformé en reblochon Beulet (Beulet ! c'est vous dire l'étendue de la catastrophe).wb_1_

Finalement le Monstre se révèle être un charmant garçon, parce qu'il voulait même pas être Monstre, lui, hé d'abord, si on lui avait demandé son avis ! Bon, sur le physique, il y aurait des choses à dire, mais - dans l'ensemble - un être raffiné, délicat, érudit et fin diseur. Le parfait convive pour les dîners en ville. Il a d'ailleurs eu le bon goût de passer chez Mourad acheter du rosé bien frais pour donner un raout grandiose en l'honneur de Melle Bille : TUCs, bretzels, chips, rondelles de saucisson aux noisettes (qui font juste un bruit doux), gaufrettes et Pop-Tarts en dessert, rien n'est été épargné pour régaler sa nouvelle amie. La fête est somptueuse, la compagnie de qualité, Melle Bille et l'ex-monstre s'en envoient un vieux coup derrière leur absence de cravate (les costumes sont plutôt décontractés, tout dans le style post-néo-déstructuré) en regardant le soleil (récupéré du film précédent, budget oblige) se coucher sur le Lac du Martin (Lamartine s'excuse, pas pu venir, booké charrette !).

Ah oui, au fait ! Ne vous inquiétez pas pour l'archiviste. Il était juste allé aux cabinets. 1 : Note à benêts : Ici une explication s'impose (TVA 19.6%). Les Super-Pouvoir Billesques sont des dons dont la nue propriété est détenue par la ville sise directement en dessous d'un des chefs-d'œuvre architecturaux et pontonniers de notre époque : le Viaduc que vous savez. Des dons qu'a Millau, donc. Mais ! cette riante bourgade a eu la sagesse d'accorder l'usufruit de ces Pouvoirs Z'immenses à notre Bille (n'insistez pas, j'ai essayé "Bille à Millau", ça fait pas rigoler). Elle donc est nantie du don de double vue (à partir de la quatrième bouteille de rosé), du don de l'écriture, du don déductible du revenu imposable et du don Diego de la Vega (sponsorisé par la porcelaine Bernardaud). Tremblez, mortadelles mortels ! boomp3.com

La critique de Télérama : On sent toute l'intensité du drame social qui interpelle le spectateur dans ce nouvel avatar du cinéma boutéo-chablaisien. La version originale en romanche se prête bien à la rudesse des caractères et au misérabilisme post-industriel sous-jacent. Saluons ce beau conte de fées où les méchants sont toujours punis et où les gentils se marient à la fin. C'est beau comme un récit d'Agaz, le conteur.

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                                                  Le texte de Berthoise (ô combien surprenante Berthoise, son texte est un délice de surréalisme. Je me sens beaucoup moins seule)

Il y a des gens qui dès qu'on les rencontre, vous évoquent des animaux. Je ne parle pas de ces promeneurs de chiens qui par amour, par manque d'imagination ou par bête mimétisme, semblent vouloir ressembler à leur compagnon. Non, je parle de gens qui vous font croire à la métempsychose.

Melle Courteneau, la bibliothécaire, était une poule, oui, une poule. Pas une femme sensuelle, légère et un peu grasse qui appelle à la volupté, et que ces messieurs d'il y a longtemps nommaient une poule. Une vraie poule.

Elle avait le regard fixe et bougeait la tête brusquement avec les petits mouvements secs. Le cou long et ridé soutenait une indéfrisable d'un blond dit vénitien par la boîte de Réjécolor et qui virait immanquablement au roux pisseux. Frileuse et toujours emmitouflée dans un lainage à grosses mailles, elle paraissait se nicher dans ses plumes ébouriffées. Au dessus de ses mocassins et sous son éternelle jupe plissée, ses jambes maigres tricotaient des pas incertains. Les collants glissaient et faisaient aux chevilles comme les écailles des pattes.

Melle Courteneau était une poule.

Quand elle vous regardait en inclinant soudain la tête, et qu'elle répétait :" La cote, avez-vous indiqué la cote ?", vous preniez bien garde à ne pas vous tortiller, de peur qu'elle ne vous prenne pour un ver appétissant. La bouche pincée sur des dents qui n'avaient pas connu les joies de l'orthodontie et qui auraient pu la faire passer pour une perfide britannique, elle avançait la tête pour vérifier la fiche que vous posiez devant elle. Les mains osseuses, à la peau un peu sèche, aux doigts déformés par les rhumatismes, griffaient le comptoir pour agripper  le papier.

Jacqueline Courteneau s'appelait Melle Courteneau et jamais personne n'aurait eu l'idée saugrenue de la surnommer Jacquotte, Jackie, ou même Line, cela aurait supposé une affection qu'elle était bien loin de provoquer.

Melle Courteneau était peureuse. S'adresser au public de la bibliothèque représentait un tel effort qu'elle ne pouvait prononcer que des phrases courtes, énoncées sèchement d'une voix qui manquait de miel.

Pourquoi avait-elle choisi un métier qui la mettait au contact de nombreuses personnes?

Bêtement, elle avait cru que la bibliothèque était un univers fermé et préservé qui la garderait loin du tumulte de la ville et de ses dangers, tel un poulailler protège ses pensionnaires des vilains renards. Mais maintenant qu'elle ne pouvait plus courir des piles de livres dans les bras et surtout grimper aux échelles pour atteindre les plus hauts rayons, elle était condamnée à rester derrière le comptoir et à transmettre à l'archiviste les fiches de demande d'ouvrages spécifiques.

Aussi, quand Melle Bille, une habituée qu'elle avait vu grandir puis vieillir, venait à la recherche de quelque rare volume, elle se redressait sur ses ergots et tenait à vérifier la fiche. C'est qu'elle la connaissait, Melle Bille, une journaleuse à l'humour bizarre. Elle savait bien que c'était elle, la coupable de tours pendables qui, même après toutes ces années, ne la faisaient toujours pas rire.

Elle avait peur de ses traits caustiques, elle craignait ses demandes étranges, et croyait, pauvre cul serré qu'elle était, que Melle Bille la persécutait.

Par maigre vengeance, Melle Courteneau retardait le moment de  transmettre à Melle Bille ce qu'elle avait demandé, elle n'avait pas compris que c'était le plus sûr moyen de la revoir le lendemain. Elle avait confié ses craintes concernant cette lectrice assidue à l'archiviste qui régnait au sous-sol. Il l'avait patiemment écoutée pérorer sur les prétendus méfaits de Melle Bille. Puis, il avait ri et l'avait renvoyée à la surface en lui disant de ne pas s'inquiéter.

C'est qu'il connaissait la vérité sur l'identité de Melle Bille, car si Melle Courteneau était une poule, Melle Bille était une Végasienne mutante protéiforme chargée par ses congénères de tester la résistance des humains à l'humeur moqueuse et l'appétit des habitants de Véga.

Il semblerait que le tempérament morose et l'esprit borné de Melle Courteneau aient définitivement poussé les Végasiens à renoncer à envahir la Terre. Eux, qui n'aiment rien tant que la bravoure, les bons mots et la franche rigolade, devant le rapport catastrophé de Melle Bille sur le  nature de certains humains,  s'en sont allés ailleurs porter leur rêve de monde meilleur et de poularde Marengo. Mais par une facétie digne de Véga, ils n'ont pas jugé utile de prévenir Melle Bille de leur changement de projets. Elle continue donc à hanter certains lieux ,dont la bibliothèque, en étudiant les différents spécimens de la race humaine et en cherchant inlassablement ce qui pourrait  convaincre ses congénères à s'installer ici. On la peut voir aussi sur la toile, essayant de faire passer ses rapports pour Véga pour des billets d'humeur.

Seuls quelques esprits éclairés, comme l'archiviste, ont su décrypter les messages et ainsi connaître la vérité sur Melle Bille.

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mercredi 02 avril

Viens t'amuser avec moi, allez, fais pas ta bégueule

exercice   Dans son commentaire du billet précédent, monsieurmonsieur m'a donné une chouette idée: faire du vrai blog participatif, interactif, canif  et récréatif. Je vous livre tout brut ce commentaire:

"Merde mais il y a au moins quarante récits dans ce billet. Merde alors, il y a plein de trucs à écrire"

monsieurmonsieur est un homme de lettres.

Et je dis chiche, parce que c'est une belle idée, et qu'il a raison. Je vous propose donc de piquer un moment ou une situation, enfin bon, de piquer un truc du précédent billet, et de le développer. Et chacun d'entre vous postera son récit sur son blog disons...pour le 27 Avril (c'est une date très importante), avec les liens des autres participants (ceux qui ne souhaitent pas poster sur leur blog peuvent m'envoyer leurs textes par e-mail. Et si d'aventure tout ça ne vous paraissait pas très clair, je reste à votre disposition pour toute information complémentaire. Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de toute ma considération, et ces quelques fleurs à rempoter avant l'été)

D'accord?


Le 26 Avrilflop, 11 participants, c'est la classe

* L'arroseur arrosé, c'est monsieurmonsieur, l'inspirateur de cette tentative (tu es très heureux d'être la muse de ce billet, hein, monsieurmonsieur?): faire de ce blog un lieu d'échange et de convivialité. Au fait, quelqu'un a prévu d'apporter une tarte aux anchois?

* Le Président, qui, comme d'habitude, rue dans les brancards et n'en fait qu'à sa tête. Jacques, votre lamentable tentative de détourner un texte sans vous creuser un chouïa la cervelle n'abuse que vous. Vous êtes un prince du crayon, alors faites un effort. Recommencez en respectant les règles bordel! 

* Je suis très curieuse de lire le texte du macaron (non mais parce que normalement, un macaron, ça n'écrit pas si je ne m'abuse. Peut-être que je fais là preuve d'une certaine étroitesse d'esprit, mais ça me parait un tantinet surréaliste. Enfin bon, ce blog est parfois très expérimental)

* STV va nous pondre le sien quelque part entre une colline froide et un lac d'azote liquide, je possède un stock de moufles de contrebande si ça intéresse quelqu'un. Ainsi qu'un passe-montagne en état de marche. Rouge (moche, mais chaud)

* Le roi Ubu s'en mêle aussi; ça, c'est une sacrée bonne surprise dis donc!

* Miss Ardalia s'en mêle à son tour, ça commence à jouer gras.

* Zelda participera-t-elle elle aussi à ce jeu trépidant?

* Vagant va-t-il nous commenter la vie sexuelle débridée de Madame Courteneau?

* Mais que va bien pouvoir inventer Sandrine ?

* Et Berthoise, alors, hein? Et Berthoise?

* Tiphaine entre à son tour dans la danse. C'est rien la classe, quand même.

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mercredi 12 mars

Cartophile 22: intermezzo

banniere_carte_22

Monsieurmonsieur a proposé un jeu. Allez voir de quoi il s'agit. Je me prête à cet exercice avec Grand Volontiers.

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Le vaisseau-école Altamir-prooot, section littérature, plan supérieur 3Z, altitude relative. Dans le calme de sa petite cellule, Grwxcfo se met au travail.

« C’était une matinée guillerette, une de ces matinées où l’on sent que tout peut arriver.

Mais le meilleur du tout, rien que le meilleur.

Pierre s’étira lentement et, comme chaque matin, fut surpris de trouver Louise à ses côtés. Encore là.

Il passa un souffle du bout des doigts sur son épaule, s’abîma un instant dans la contemplation de ses courbes rondes, à peine recouvertes du drap, et se gratta pensivement la tête. Il n’en revenait toujours pas de sa chance. Louise, la belle Louise, lui faisait l’honneur de partager sa vie depuis deux mois déjà. Il était tombé amoureux fou dès le premier regard. Il avait croisé son chemin et depuis, il entendait enfin le chant des oiseaux, il voyait enfin les nuages avancer dans le ciel, il découvrait enfin à quel point le simple goût d’une pomme pouvait être doux.

Bref, à travers le filtre de la beauté de Louise,  Pierre découvrait enfin la Vie.

Une sacrée révélation.

Jusqu’à Louise, la vie pour Pierre se bornait à la vie. Se lever, s’habiller, faire consciencieusement son travail, rentrer, et lire un bon bouquin. Manger aussi, parce qu’il le faut bien. Il ne savait pas s’il était heureux ou malheureux. Il était, simplement. Bien sûr, il avait une vie sociale, des connaissances, des préférences ; Pierre n’était pas insensible. Il savait aussi qu’il avait des membres, des bras et des pieds ; des organes aussi, rate, pancréas, grand colon, foie, estomac. Et il savait que tout ça fonctionnait grâce au cœur.

Mais le jour où son cœur cogna fort, ce fut à cause de Louise.

Et chaque matin, il n’en revenait pas de cette découverte.

Il fut tiré de sa rêverie par la cloche de la porte d’entrée. Il passa une robe de chambre et descendit. Sur le perron, le facteur lui tendit une carte, et fit un clin d’œil :

« Bonne nouvelle, Docteur Cénas ! Un de vos patients qui va revenir ! » Pierre passa sur le fait que le facteur avait lu la carte, et la parcourut rapidement

« Amélioration, mais digestion toujours difficile et grande lassitude. Signé : Auber »

Le cœur de Pierre cogna fort. Mais cette fois-ci, ça n’était pas à cause de Louise. Il remonta quatre à quatre les escaliers vers la chambre à coucher, et secoua sa maîtresse pour la réveiller

« Quoi ? »dit-elle, encore toute brumeuse dans son demi-réveil.

Il lui montra la carte.

« Merde -murmura-t-elle, oubliant d'un coup tout le romantisme de la situation- je t’avais bien dit qu’Auber était un dur à cuire. Tu n’as pas mis suffisamment de poison. Il va falloir tout recommencer, et trouver autre chose, il va bientôt rentrer. La prochaine fois, donne lui des médicaments plus forts »

Et elle se mit à chercher fébrilement l’alliance qu’elle avait enlevée le jour du départ de son mari pour l’hôpital de Besançon. »

Grwxcfo cligna des yeux et posta mentalement le texte à Pri, son professeur de littérature d’anticipation. La note lui parvint instantanément : « c’est bien, Grwxcfo. Mais méfiez-vous de votre imagination un peu trop débridée, et de votre manque de précision. Que sont ces bras et ces jambes dont vous parlez ? D'autre part, les prénoms sont tout-à-fait imprononçables. Décrivez mieux. Votre note sera de bleu sur Elfon, tendance krin bémol. Persévérez. »

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mercredi 23 janvier

Fais click sur le petit lecteur avant de regarder les images, ce sera plus joli (si si, je t'assure)

boomp3.com

Aujourd'hui, avant que de partir batifoler, avec un rien d'angoisse, dans un champs neigeux ( l'ophtalmie des neiges n'est pas une légende, non. En plus, tu vois bien, c'est la Haute-savoie ici. Alors si tu comptes cueillir des fleurs de frangipanier, ton GPS t'a légèrement orienté dans une direction aléatoire. Pour ne pas dire complètement bastringue. Ne regrette rien et ne t'énerve pas, ce n'est qu'une machine), je pique à mon amie Tidoigts sa merveilleuse idée de Slideshow, parce que j'en ai envie et qu'ici, c'est moi le chef.

(pêle mêle Annecy, Athenes, Londres, Paros, Paris, Big Sur)

PS: Ceci est un message personnel à l'intention du collectif qui fait appel à moi de temps à autres pour aller faire le guignol en station: JE NE SUIS PAS CERTAINE QUE CE SOIT UNE TRES BONNE IDEE DE M'ENVOYER A AVORIAZ AUJOURD'HUI, VU QUE JE N'AI QU'UNE PAIRE DE BOTTES EN DAIM AUX SEMELLES TRES LISSES, TRES ELEGANTE ET PARTICULIEREMENT INAPPROPIEE,  ET QUE LA FALAISE EST A 3 METRES. VOUS SEREZ TENUS POUR RESPONSABLES EN CAS DE CHUTE, OU D'AVALANCHE MORTELLE. ET SI JE ME PRENDS UN VAUTRIN SUR LA GLACE, JE PORTE PLAINTE.

Ceci tient lieu d'avertissement.

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dimanche 20 janvier

meteoTiens, là, tout d'un coup, j'ai un peu décidé de revenir; mais pas longtemps, oh rassure-toi, ami, pas longtemps, car je vais te confier un secret: mes mains sont devenues des pieds (et mes pieds se sont transformés en bouteilles d'huile d'olive, mais les petites, celles qui font 50 centilitres. D'ailleurs c'est à cause de cette propension ridicule à vendre des quantités toujours plus petites que le régime Crétois s'est effondré, après le putsch des colonels au sorbet cassis/crème d'anchois de Kalamata, la meilleure.), j'ai été victime de la terrible tempête de vaches Suisses qui s'est abattue sur la riante région lacustre de Boutae.

Tu ne me crois pas? Tu n'as pas tort, je te félicite pour ta sagacité, mon ami (mais n'en fais pas trop tout de même).

N'oublie pas que je suis le maître du monde (la preuve, je peux modifier à volonté l'heure, et même la date, de la rédaction de ce billet; alors si ça, ça n'est pas une preuve incontestable, je veux bien manger tout un pan de la maison en torchis de monsieur Louis Mosqueton, qui habite dans la banlieu ouest de Montluçon, et qui va bientôt partir en vacances dans l'Indre et Loire. Je suis même en mesure de te révéler qu'il s'y rendra en autocar. Et qu'il déjeunera au "relais de l'huître véritable". Tu mesures à présent l'étendue de mon omniscience). ta_gueule_nestor_Burma

Je suis le maître du monde, certes, mais tu peux m'appeler aussi le fléau de Dieu, le marteau des titans, celle par qui le chaos arrive. Par contre, lorsque je zappe sur les chaînes de télévision, je ne suis pas en mesure de faire disparaitre Nestor Burma.

Et ça, ça m'ennuie.

Tu n'es pas crédible en tant que fléau de Dieu si tu ne peux pas faire disparaitre Nestor Burma.

En fait, le fléau de Dieu, C'EST Nestor Burma.

C'est celà que je suis venue te dire, mon ami: méfie toi de Nestor Burma.

Si j'avais voulu, j'aurais pu te raconter la blague du chanteur de Boney M qui rencontre Bernadette Chirac au pull polo de Megève et qui lui offre un polo pull. Avec un col en V (t'as vu comme elle est drôle?). Ou te raconter l'histoire de l'agenda.

fakir01Sinon, j'aurais pu t'offrir une vignette autocollante et collector (si, tu peux la décoller, avec un peu d'eau chaude, mais il faut que tu soulèves délicatement le coin droit. Sinon, tu arraches tout l'écran, et je ne crois pas que ce soit pris en charge par le SAV. Surtout si c'est le SAV de Midas. Va plutôt à la BNP ou au musée du poinçon).

D'ailleurs, je te l'offre.

Elle est inestimable, c'est une photo prise lors du dernier festival de tapis de fakir de Périgueux. Des fois, dans tes rêves les plus fous, tu peux croire que c'est une photo de Nestor Burma.

J'aurais pu aussi te montrer mes photos de vacances à La Plagne, celles où l'oncle Paul a glissé sur une méduse et ça, c'était vraiment incroyable, parce que c'était au mois de Décembre. Et des méduses au mois de Décembre, ça n'arrive jamais, normalement. Surtout sur une piste verte (c'est interdit aux méduses, une piste verte. C'est dans le code civil. Si tu ne me crois pas, tu n'as qu'à vérifier. Après, tu vas voir comme je vais me gausser de ta déconfiture. Mais vas-y, allez, vas-y). Mais l'oncle Paul, il lui arrive toujours tout un tas de trucs effarants. Une fois, il a trouvé une chaine de télévision qui ne diffusait pas Nestor Burma.

C'est ça que je suis venue te dire.

Tu n'échappes jamais à Nestor Burma.

Sauf si tu t'appelles oncle Paul.

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mardi 18 décembre

flashgordon2

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jeudi 29 novembre

Je n'ai guère d'inspiration, ça n'est pas faute de vous avoir prévenus. Mais vous n'écoutez pas.

boomp3.com C'est la moindre des choses, tu écoutes la VRAIE BO de Starwars même si tu l'as déjà entendue.

Pour me faire plaisir.

le_petit_padawanEt tu vois qu'en plus, la qualité graphique de ce billet est bien pourrie. Pour ne rien dire de la syntaxe.

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jeudi 25 octobre

Bon, en fait, je vous explique. La phrase de ce matin, là, "Je vais prochainement déménager chez over-blog", j'étais obligée de la mettre, c'était une phrase magique pour le transfert car je vous rapelle, mes bons amis, que je suis une pelle à charbon en informatique. Entre autres. Oui, j'ai très bien entendu, et je sais même qui a OSE prononcer ce jugement pour le moins hasardeux.

Tu finiras au knout, boursouflure infecte.

Mais, au vu du résultat, je ne suis guère convaincue. C'est donc avec un immense grand volontiers que pour l'instant, je reste au chaud dans ma charentaise Canalblog. Merci à toutes et tous pour les commentaires, ça m'a fait chaud comme dans les charentaises.

Du coup, l'image est un peu hors contexte, mais je la laisse quand même.

Je suis le chef de la meute céans (par contre, vous pouvez tomber l'accent des Carpates et la voix cavernicole, vous auriez l'air grotesque. Et le ciel m'est témoin que je ne le souhaite pas).

Bon allez, je vais m'acheter un bonnet. C'est super intéressant comme info.

dejeuner

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lundi 08 octobre

Comment Spiderwoman a foiré son lancé de toile et s'est retrouvée avec les bras tout poisseux

d_o_billeHep vous là!: je cherche des personnages célèbres dont le prénom ou le nom serait "Noel". J'ai déjà Noel Mamère, Noel Roquevert et Noel Noel (évitez le père Noel s'il vous plait, ça ne me fera pas rire). Toute suggestion sera la bienvenue, et récompensée par un ravissant petit cache-coeur en laine d'accarien, un flacon de liqueur de reblochon avec un petit crapeau séché à l'intérieur, un incunable en papier-fougère de corrèze, une réplique en allumettes du cuirassé Potemkine récompensée comme il se doit.

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vendredi 31 août

BlogDay (ça m'arrange bien que ce soit le blogday parce que du coup, je ne me casse pas le tronc à trouver un titre)

visit_waikiki_verres   Tu as lu le billet précédent? c'est bien. Car rien, mais absolument rien, ne t'y obligeait. Je te propose donc aujourd'hui 5 escales sympathiques, afin que ta journée soit plus belle encore (Oh mais quelle chance tu as tu te rends compte?). Car rappelle toi. Aujourd'hui, c'est le BlogDay, un truc inventé par je ne sais pas trop qui.

* Si tu vas dans cet univers là, il n'est pas certain que tu reviennes avec tout ton cerveau. L'idéal serait que tu le laisses, ton cerveau, sur le paillasson avant d'entrer. Si tu répugnes à t'en séparer (de ton cerveau), tu le cadenasses. Comme ça personne ne peut te le voler. Tu as remarqué? J'ai une solution pour tout.

* Ici c'est chez mon copain JPB. Lui, il est un peu dingo, mais c'est normal. D'abord parce qu'il habite à 100 mètres de chez moi (tu te rappelles à quel point mon quartier est dangereux), qu'il est musicien et peintre, et qu'il a un talent fou (il boit du whisky aussi. Des fois). Entre nous, si tu enlèves le talent, il reste le fou.

* Là, c'est un blog où tu peux apprendre plein de choses écrites par plein de gens différents, et c'est drôlement bien fichu. Et si tu aimes écrire, tu peux aussi contribuer. Mais attention, je doute fort qu'une liste de courses, même en alexandrins, soit acceptée par les modérateurs. Celà dit, rien ne t'empêche d'essayer, car je sais que tu es un rebelle et que tu aimes contourner la loi. Tu devrais d'ailleurs te méfier, car cette fâcheuse propension à défier l'ordre pourrait bien t'empêcher un jour d'entrer dans l'armée. Tu aimes les marches militaires? Sors d'ici immédiatement.

* Celui-ci je l'aime bien, c'est un grand-père qui raconte sa vie, aidé par son petit fils de 25 ans. Lui, il en a 85.  Alors tu vois bien comme il maîtrise la technologie, l'informatique et tout ça. Du coup, leur relation s'est enrichie rien qu'avec le blog, comme quoi internet c'est tout de même une invention formidable. Sauf lorsqu'on l'utilise à des fins détestables. Mais c'est ainsi, l'homme est souvent inapte à différencier le bien du mal, ahlala que veux-tu que je te dise. Tiens, regarde les sorcières: elles ne savent même pas cookbook_hawaiqu'un balai, c'est fait pour balayer.

*Et puis dans ce pays là, tu as bien froid, il faut que tu penses à prendre un anonak. Ou tu passes chez Damard mais je te préviens, les vêtements qu'on te propose sont assez moches. Sinon, tu pars avec une gourde de vin chaud à la cannelle. Si vraiment tu as trop froid, tu peux t'amuser à souffler de la buée sur l'écran de ton ordinateur, et faire de petits dessins idiots dedans. C'est ainsi qu'on détourne la douleur. C'est comme quand tu as mal à la tête. Si tu te fais tomber un rocher sur le pied, tu ne penses plus à ta migraine. Enfin bon, Vergson, je crois qu'il écrit avec des moufles, mais il écrit drôlement bien.

Et n'oublie pas de consulter les liens dans la colonne de droite, ce sont mes amis impalpables de la blogosphère. Ils m'énervent un peu, de temps en temps, parce qu'ils ont tous un talent fou. C'est très désagréable, mais le grand âge m'a appris à ne pas jalouser mes pairs.

C'est toujours ça de gagné.

Posté par Melle BillE à 07:03 - FouRReTouT - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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